
enjoué
Je vis mais je suis mort.
made by beloboy
La vie est un ennui.
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Toi oncle Maurice,
Beauté satyriasis,
Le regard sur mes fesses,
Moi pauvre nymphette,
Tu jubiles au chouette
Moi chantant l'alouette,
Un regard sur ma jupette,
Veux tu jouer avec ma princesse ?
Tu dégrafes ta braguette,
Je délaisse ma poupette,
Tu caresses ma cachette,
Suis je select, moi la nymphette ?
Tu dévoiles ton sexe,
Suis pauvre et miette,
Un peu décousue,
Tu uses ton jus,
La levrette m'affecte,
Moi pauvre Céleste,
Tu te dandines,
Je suis sensible,
Tu uses ma bouche,
J'oublie mon pouce,
Tu fuses ma chance,
Ais je d'importance ?
Tu claques tes mains
Est ce donc bien sain ?
Moi Nymphette,
Moi Céleste,
Toi oncle Nympholepte.
Ce n’est pas un supermarché, c’est un superfille. Imaginez un supermarché transformé en superfille, les articles vendus ne sont pas des objets mais des filles rien de plus, rien de tel que pour acharner la gente masculine à une distraction perverse et sensible. La nouvelle matière n’est pas or, ni argent mais de chair. Quoi de plus cher que tâter une fille, dans mon superfille proche de chez moi, c’est possible.
Il est 8H28, 90% des clients sont des hommes et nous attendons deux minutes qui paraissent une éternité, je regarde un client, il se ronge déjà les ongles comme en manque d’une proie céleste et combien raffinée. Les portes s’ouvrent enfin, la bousculade est féroce et sans excuse, l’humain se précipite comme si ces filles allaient se volatiliser. Et là, nous voilà au milieu de ces exquises toutes majeures, mais toutes à vendre. Le superfille a une superficie égal à un supermarché et a été composé de la même manière, en entrée le rayon filles et femmes remplace le rayon fruits et légumes. Ici, les filles et femmes sont entassées vulgairement mis en étalage, l’humain tâte la chaire et si le légume ou le fruit est assez mûre, alors il finira dans le caddie. Les blondes remplacent les bananes, les rousses remplacent les carottes, les petites grosses à la peau rouge remplacent les tomates, les excentriques remplacent les haricots, les noires remplacent les avocats, les ridées remplacent les figues, les grandes remplacent les asperges, les punks remplacent les ananas et ainsi de suite. Cette semaine, une promotion sur les pommes de terre anciennes, une dizaines de femmes un peu germées sont entassées dans un filet poissard qui finira dans mon caddie. Devant de telle tentation, je suis en émoi, mes mains tâtent, ma fougue est terrible, je vous veux toutes, je veux vous caressées dans mon caddie ! Que d’alchimie !
Je continue alors les courses, je me rends au rayon surgelé, entre froideur et épuisement, c’est un des seuls rayons ou les filles sont vendues déjà mortes et emballées sous vides et dispersées dans de grands congélateurs.
Le parcours se poursuit et je me rends au rayon boucherie prêt à y entamer un vulgaire discours de supermarché.
- Monsieur ?
- Je voudrais une tête de fille ?
- Blonde, brune ou rousse ?
- Blonde.
- Avec ça ?
- Une fille. Vous pouvez me la vidée ?
- Oui et ce sera tout ?
- Oui merci.
La fille finit dans du papier cellophane, et je continue à faire rouler mon caddie direction le rayon « grand cru ». Cette semaine tombe particulièrement bien, il y a une dégustation de grand cru. Un homme nous fait goûter différents grands crus très intéressants pour les adeptes de grandes bouches.
- Monsieur ? Voulez vous goûter une de nos friandises ?
Je roule alors une pelle à une fille remarquable, son palet est juteux, sa langue est fraîche, je lui touche alors la cuisse et je m’écrie :
- Elle a de la cuisse ! Ferme et raffinée, je prends.
L’homme m’indique alors le rayon grand cru, les filles sont disposées dans des boites en bois, avec un simple trou pour respirer, je n’ai qu’à choisir ma préférée !
Je continue alors la traversée du superfille, pour ceux qui n’ont les moyens de s’acheter des grands crus, des filles sont dispersées dans les rayons, les plus belles se trouvent généralement à notre vue et les bas prix sont entassés aux rayons du bas. Pour ceux qui le désirent, des packs de 2, 3,6, 12 ou même 24 sont à la disposition des clients.
Nous voici alors au rayon « mode et beauté », ici les filles servent d’appas et ne sont à vendre. Plusieurs filles de différentes tailles sont disposées tel des mannequins, généralement les clientes du magasin s’en servent pour essayer leur rouge à lèvre en utilisant la bouche de la fille ou utilise leur poitrine comme modèle de soutien gorge. Les hommes eux aussi peuvent utiliser ces filles, il y a même une cabine d’essayage.
Suite et fin du parcours avec « le rayon bazar et service », un rayon particulièrement diversifié, d’abord avec le rayon vidéo, quelques filles affichées comme une affiche de cinéma prête à nous y jouer une comédie, un horreur, un policier ou encore un porno de lesbienne, pour tous les goûts, pour toutes les mains… Le rayon CD ou les filles sont brevetées à nous chantés une chanson. Bref, on y joue de tout au bazar.
C’est l’attente à la caisse, en attendant, je vois un homme s’écriant à l’accueil que sa blonde n’est pas assez mûre et demande un changement de produit. Plus loin à la caisse 10, un homme a essayé de voler une fille en la faisant passer pour sa propre femme, seulement, l’alarme ficelée sur la cheville a donné l’alerte à la sécurité.
En partant du supermarché, je me précipite à la pharmafille, enfin, l’humain a compris que c’était la fille qui était à l’origine du mal être des hommes, le mal de tête, ventre, déprime… Tout ceci était dû aux filles et seule la pharmafille pouvait nous aidés, nous les hommes à se sentir mieux.
A la maison je pose mes filles sur la table, et je les regarde toutes. Dans ce home, je revisite mon stock, toutes ces filles posées comme de vulgaire mimes ou mannequins me font revivre ma nostalgie, je m’écrie, que de tristesse, vous, un temps fût il nager encore de vos bras et maintenant que vous est il arrivé pour que vous puisez au fond des rayons ! Les temps courts et vous mesdames, vous êtes là devant moi à attendre d’être léchées, palpées ou encore consommées comme un pain roturier dépourvu de sa croûte et moi, oui moi, je vous ai, je vous sue tel un psychopathe devant un tableau de Monnet, tel le fou devant son troupeau, je vous conjure de vous baisez .
Ne vous fiez pas, je ne baiserai point, je ne palperai qu’un peu, je consommerai simplement. Mon tableau de Monnet manque de couleur, les paysages n’ont malheureusement point de rouge mais vous aujourd’hui mesdames, vous êtes le paysage et j’ai besoin de votre cœur qui pompe pour corriger les arbres verts.
Dans mon atelier d’art, je fends chaque ventre, et j’attends que le sang regorge ma palette, j’utilise les cœurs comme pinceau, et je repeints mon bassin aux Nymphéas. Je jubile.
Dans les rues de Londres, on se donne les mains, on se donne les pintes,
On regarde nos pintes, pour oublier nos empreintes,
Une pinte, deux pintes, trois pintes, quatre pintes, cinq pintes…
Tout d’un coup, le soleil gris devient bleu,
Tout d’un coup les visages gris deviennent rosés,
Tout d’un coup je vous trouve belle,
Encore une pinte ? Blonde ou brune ?
« C’est qui ya qu’ j’ai qu’ ma chope est vide moé »
Peinte-moi mes pintes, redonne-moi pintes et liquides peints,
Peins mon cœur par la couleur bonheur,
Peins ma bouche et redonne-moi une souche.
Mon cerveau est prisonnier de ta pinte,
Mes flots ne naviguent plus sur l’eau.
Je divague alors, je m’écrase sur le billard,
Les pintes m’ont désormais peint en blanc,
Je coule dans le noir profond, je m’enterre sous les pins.
On se tend les mains, pour ne pas voir la fin,
On se caresse, pour ne pas tomber dans la détresse,
On se fait des sourires, pour ne pas mourir,
On s’embrasse, pour ne pas se perdre en masse,
On s’enivre, pour essayer de vivre,
On rit, pour oublier que l’on vit,
On aboie, pour ne pas tomber dans le froid,
On attend, en espérant !
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