
vagabond
Plus c'est long... Moins c'est court !
made by giorgiovolli
"Il est bien plus divertissant d'être ennuyeux que d'être intéressant."
[Amélie Nothomb - Extrait de Les Catilinaires]
"Un homme ennuyeux est un homme incapable de s'ennuyer."
[Emil Michel Cioran - Extrait de Le crépuscule des pensées]
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il y a 5 jours
En ce 1er janvier 2009, je vous présente à vous tous, lonelymakers qui me lisez, tous mes voeux et vous souhaite une excellente et lisastique année 2009.
Qu'elle vous apporte amour, argent, santé et tous ces petites choses qui feront votre bonheur au quotidien... Et que tous vos souhaits se concrétisent !
Et, bien sûr, tendre et heureuse année à Lisa !
il y a 10 jours
Vous le savez tous si vous lisez mes posts, je suis aide-soignant... Ce que vous ne savez pas c'est que j'étais "à la base" parti pour être infirmier ! J'ai en effet débuté ma formation en IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) en février 2003. Cette formation devait se finir trois ans et demi plus tard, en avril 2006. Mais voilà, j'ai planté ma troisième année (échec aux Mises en Situation Professionnelles, c'est à dire aux évaluations pratiques par un formateur de l'école sur un terrain de stage). Ma formation a donc pris fin en novembre 2005. J'ai alors décidé, en accord avec la directrice de l'école, de suspendre ma formation pour un an. Un an pendant lequel j'ai travaillé en tant qu'aide soignant en long séjour en attendant l'étude de ma demande de redoublement pour la rentrée suivante, en février 2007. Mon dossier a été étudié et je suis passé devant une commission qui a refusé mon redoublement, invoquant un manque d'analyse de mon échec et des lacunes jugées trop importantes.
J'ai donc continué à travailler au long séjour quelques mois avant d'envoyer une candidature spontanée à l'hopital du Vinatier à Lyon. J'ai été reçu pour un entretien d'embauche et j'ai reçu un appel téléphonique me proposant un poste à la MAS dans la même journée ! J'ai ainsi débuté ma carrière au Vinatier le 08 juin 2007, avec toujours en tête l'espoir de pouvoir reprendre et finir ma formation. J'ai parlé de tout cela lors de mon enbtretien d'embauche et bien sûr à mes cadres.
En juillet 2008, j'ai obtenu un rendez-vous à l'IFSI du Vinatier. J'ai rencontré une formatrice de l'IFSI et fourni mon dossier de formation qu'elle a photocopié pour la commission pédagogique de décembre. Mon cas à donc été étudié en commission le 11 décembre dernier.
Nous arrivons à ce mercredi 24 décembre 2008 où je reçois un courrier de cette école qui m'annonce que ma demande de redoublement de ma troisième et dernière année de formation est accèptée au sein de l'IFSI du Vinatier ! J'ai donc reçu mon premier cadeau de Noël quelques heures en avance...
Je dois maintenant rencontrer mes cadres et la DRH de l'hôpital pour monter un dossier et obtenir un financement de cette année e formation par le CH car je ne pourrai pas rester un an sans salaire... Mais j'en ai déjà parlé avec mes supérieurs qui sont assez confiants pour moi...
Je suis donc en bonne voie pour reprendre le chemin des bancs de l'école... Mon Noël 2008 restera dans ma mémoire...
il y a 19 jours
Ce matin, je suis tombé du lit et je peux donc prendre le temps de vous parler un peu de mon travail comme je vous l'avais promis dans un de mes précédents posts.
Je suis donc aide-soignant à la Maisn d'Accueil Spécialisée (MAS) Maurice Beaujard. Cette structure médico-sociale est implantée au sein de l'hopital psychiatrique du Vinatier à Bron (Lyon est). Il s'agit d'un lieu de vie où résident une quarantaine de personnes autistes ou psychotiques déficitaires "stabilisées".
Nous sommes organisés en 4 unités de 10 lits où interviennent des infirmiers et des aides-soignants pour le versant sanitaire, ainsi que des moniteurs éducateurs pour le versant socio-éducatif.
Au-delà des soins quotidiens d'hygiène, de confort et de santé, nous nous efforçons de proposer aux résidents de la MAS un accès social le plus riche possible à travers des sorties (supermachés, restaurant, ballades, musées...) afin de les réintégrer au mieux à la Cité. Nous organisons également régulièrement des "Camps Thérapeutiques" (4 par an). Le principe des camps est simple : on loue un gîte et on part au vert pendant une semaine ! Pour avoir vécu un camp en juin 2008, je peux vous dire que c'est une expérience très forte, enrichissante, originale, pleine d'émotions de toutes sortes... Je devrais d'ailleurs repartir en mai prochain prochain !
Au niveau des conditions de travail "pratico-pratiques", les soignants travaillent en équipe. Soit du matin (6h30-14h30) soit du soir (14h-22h) et le moniteurs en journée (7h-15h ou 9h-17h). Les équipe de nuit sont fixes.
Une partie de notre travail qui me tiens à coeur est de sortir les résident de l'intitution hospitalière dans laquelle ils ont toujours vécu et de les ouvrir à l'extérieur, aux autres... C'est quelque chose qu'ils apprécient beaucoup même si le regard des autres (les gens "normaux") est parfois difficile, autant pour eux que pour nous. Les handicapés mentaux sont souvent vus comme anormaux, regardés comme des bêtes de foire. Les gens n'ont parfois pas conscience de la méchanceté et du mal que peut renvoyer un simple regard un peu trop persistant, un peu trop inquisiteur.
Ce n'est pas parcequ'ils sont handicapés qu'ils sont anormaux ! Ce n'est pas parcequ'ils sont différents qu'ils ne ressentent rien ! Ce n'est pas parcequ'ils n'ont pas accès à la parole qu'ils n'expriment rien !
Certes, ils ne parlent pas (sauf quelques uns, rares) : ils crient ou sortent des sons qui semblent venus de nulle part... Certes, ils sont parfois diformes et font "peur" à qui n'est pas un minimum initié à ces physiques "à part"... Certes, leurs réactions sont inatendues, surprenantes, parfois violentes... Mais ce sont des être humains au même titre que n'importe qui croisée dans la rue ou au supermarché.
Ils ne parlent pas mais expriment à travers leurs regards, leurs réactions des émotions, des choix, des envies, des refus, de la joie, de la peine...
"Les cabossés vous dérangent
Tous les fêlés sont des anges
Les opprimés vous démangent
Les mal-aimés, qui les venge ?
Les calamités dérangent
Les chaotiques sont des anges
Pas comme les autres, démangent
Les bons apôtres je les mange
[...]
Tous les rebuts vous dérangent
Pourtant les fous sont des anges
Les incompris vous démangent
Que faire des ruses... Que fait le vent ?"
il y a 23 jours
Vous vous souvenez de mon post d'il y a une 20aine de jour ? Je vous parlais de ma reprise du boulot après 3 semaines de vacances et surtout de mon rendez-vous chez le dentiste...
L'extraction de mes dents de sagesse a bien eu lieu...
Pour le côté droit, c'était le 5 décembre à 9h30... Tout s'est bien passé dans l'ensemble, je n'ai rien senti au moment de l'acte et le dentiste était vraiment très sympa, souriant, attentif, instaurant une ambiance calme et rassurante. Il m'a donc retiré les deux dents de sagesse de droite, ainsi qu'un kyste qui s'était formé dans la gencive et qui menaçait les sinus (j'étais à quelques jour de la sinusite dentaire...).
En sortant de ce rendez-vous, je file dans le metro direction la pharmacie avant de rentrer quelques instants chez moi puis de repartir travailler (je bossais de 14 à 22h ce jour là et le lendemain). Et oh bonne surprise je n'ai quasiment pas eu mal ! J'ai même pas enflé !
Je suis donc arrivé très confiant à mon second rendez-vous avant-hier (le 12 décembre). Même opération, même déroulement des choses que la première fois... Sauf que là, dès que je suis sorti de chez le dentiste j'ai su que les choses n'allaient pas se passer de la même façon... Déjà, 395.24 euros, ça fait mal ! Mais en plus ma joue enffle cette fois-ci et ma gencive me lance régulièrement... Je prends donc mon mal en patience, souffrant en silence et cachant mon visage déformé... Toujours est-il que je vais surmonter tout ça, je sais que je peux en trouver la force...
il y a 2 mois
Hier, mercredi, et pour la troisième année consécutive, a eu lieu l'annuel match amical de basket au centre hospitalier du Vinatier.
La première équipe, mon équipe, était composée du personnel infirmier, aide-soignant et moniteur-éducateur de la MAS (Service d'hébergement pour autistes et psychotiques déficitaires). Nous nous confrontions aux éducateurs sportifs associés à des patients réguliers qu'ils prennent en charge hebdomadairement.
Autant dire 4 merguez, un initié et un basketteur amateur contre 2 pseudo-pros, 2 bons joueurs et 4 armoires à glace semblant tout droit sortis de l'équipe des Chicago Bulls... Le décor est planté !
Après une trentaine de minutes d'échauffement et entrainement, nous commençons le match. Je vous laisse deviner quelle équipe domine la partie dès le début... L'équipe "MAS" s'essouffle assez rapidement, nous sommes tous dégoulinants de sueur et avons au fil de la partie de plus en plus de difficultés à courrir et suivre le rythme intense mené nos "adversaires d'un jour".
Notons tout de même, que le fair-play et la bonne humeur se sont très gentiment invités à ce match et ont dominé la rencontre.
Passons rapidement au résultat : 28 à 66 pour les "sportifs". Nous sauvons les meubles et l'honneur, mais c'est tout...
Nous rentrons tout de même à la MAS avec une coupe, généreusement offerte par le personnel du centre sportif :
"La Coupe de l'Equipe la plus Besogneuse" !!!
Bilan final : l'année prochaine, la rencontre sera un match de Volley !
il y a 2 mois
"Le seul mauvais choix est l’absence de choix."
[ Amélie Nothomb - Extrait de "Métaphysique des tubes"
Cette citation de la grande Amélie me fait penser à une théorie que je partage... On a toujours le choix. Seulement ce sont les conséquences de ces choix qui diffèrent. Quand on dit "je n'ai pas le choix" cela sous-entend "pour arriver au but que je me suis fixé" ou "parce que j'ai fait tel choix auparavant".
Petit exemple pour illustrer mes propos : Quelqu'un reçoit un jour une contravention pour excès de vitesse. Il se dit qu'il n'a pas le choix, il doit payer cette amende. Vous êtes sûrs ?
Déjà, cet homme a eu le choix de soit respecter les limitations de vitesse fixéées par la loi, ou de rouler trop vite et d'en assumer les conséquences... Il a ici choisi la piste risquée. Mais là encore il lui reste un choix : celui de règler ce PV ou alors de déserter, de partir sans laisser d'adresse en s'exilant au coeur de la campagne péruvienne (ou franc-comtoise) et de finir vivant en autharcie au find fond d'une tente... Bon je vous l'accorde cet exemple est un peu tiré par les cheveux mais je pense qu'il peut aider à comprendre cette théorie.
Autre exemple un peu plus réaliste : Un citoyen français doit payer des impôts. C'est une règle légale qui s'applique à tous. On n'a pas le choix... Si ! On a le choix de partir vivre dans un autre Etat où l'on ne devra pas payer d'impôts, ou moins chers. Certains ont déjà fait ce choix...
Vous allez me dire que le seul choix que l'on a est la fuite... Dans ces exemples oui car toutes les possibilités antérieure ont été épuisées par des choix faits ou des règles ou lois établies. Mais ce n'est pas toujours le cas.
Prenons un autre exemple : une personne admise dans un hôpital pour, par exemple, un malaise dans la rue. Elle sera prise en charge par l'équipe médicale et soignante du service des urgences qui la reçoit. Cette personne, une fois qu'elle a "retrouvé ses esprits", garde le choix d'écouter les conseils et requètes des médecins (passer divers examens, rester peut-être quelques jours en observation...) où alors de refuser les soins et rentrer chez elle (en signant une décharge et assumant les conséquences de sa décision).
[Au niveau sanitaire, il existe tout de même une dérogation à ce principe de droit au refus des soins : c'est l'hospitalisation sous contrainte qui se décline sous deux formes. L'hospitalisation à la demande d'un tiers (HDT) : quelqu'un demande votre hospitalisation car elle estime que vous n'êtes pas en mesure de juger seul de votre besoin de soin. L'hospitalisation d'office (HO) est ordonnée par le préfet de police suite à des incidents gravess troublants l'ordre public ou mettant en danger sa propre vie et/ou celle d'autrui. Dans ces deux cas d'hospitalisation sous contrainte s'exercent en psychiatrie et nécessitent des certificats médicaux jugeant du besoin et du bien-fondé de ces hospitalisations.]
Je me rends compte que j'ai un peu extrapolé par rapport à la citation d'Amélie Nothomb... Mais ce n'est pas si grave. Je pense, j'espère que cette théorie du choix vous permettra une réflexion intérieure et engagera un débat entre nous. N'hésitez pas à réagir, à confirmer, à contredire... C'est de là que naîssent les réflexions les plus riches ! N'oubliez pas que la critique est toujours la bienvenue quand elle est constructive et permet d'avancer dans une réflexion...
Vous avez le choix de lire et passer à autre chose. Vous avez le choix de poster une réaction. "Le seul mauvais choix est l'absence de choix"
made by giorgiovolli
--classification--
La question est fondamentale : POURQUOI ?
On n'a pas souvent l'occasion, en ces temps agités, de se poser les vraies question.
Et pourtant...
POURQUOI tu peux avoir une pizza à ta maison plus vite qu'une ambulance ?
POURQUOI il y a un stationnement pour handicapés en face des patinoires ?
POURQUOI les gens commandent un double cheeseburger, des grosses frites et un coca... light?
POURQUOI nous achetons des saucisses à hot dog en paquet de 10 et des pains à hot dog en paquet de 8 ?
Par ailleurs, ne vous êtes-vous jamais demandé...
POURQUOI Les femmes ne peuvent pas se mettre du mascara la bouche fermée?
POURQUOI le mot 'abréviation' est-il si long ?
POURQUOI pour arrêter Windows on doit cliquer sur Démarrer ?
POURQUOI le jus de citron est fait de saveurs artificielles et le liquide vaisselle est fait de vrais citrons ?
POURQUOI il n'y a pas de nourriture pour chat à saveur de souris ?
POURQUOI stérilise-t-on l'aiguille qui sert à l'euthanasie ?
Tu connais ces boîtes noires indestructibles dans les avions...
POURQUOI est-ce qu'ils ne fabriquent pas l'avion au complet dans ce matériau ?
Si voler est si sécuritaire,
POURQUOI l'aéroport s'appelle le 'terminal ?
Et toujours...
POURQUOI est-ce qu'on appuie plus fort sur les touches de la télécommande quand les piles sont presque à plat ?
POURQUOI est-ce qu'on lave nos serviettes de bain ; est-ce qu'on n'est pas sensés être propres quand on s'essuie avec ?
POURQUOI les pilotes kamikazes portent-ils un casque?
Questions cruciales :
Quand on étrangle un Schtroumpf, il devient de quelle couleur ?
Comment les panneaux ' DÉFENSE DE MARCHER SUR LA PELOUSE ' arrivent-ils au milieu de celles-ci?
Quand l'homme a découvert que la vache donnait du lait... que cherchait-il exactement à faire à ce moment-là ?
Si un mot dans le dictionnaire est mal écrit, comment s'en apercevra-t-on ?
POURQUOI ce couillon de Noé n'a-t-il pas écrasé les deux moustiques ?
Est-ce que les ouvriers de chez Lipton ont aussi une pause café ?
POURQUOI les moutons ne rétrécissent pas quand il pleut ?
POURQUOI 'séparés' s'écrit-il en un mot, alors que 'tous ensemble' s'écrit en deux mots séparés ?
Je veux acheter un boomerang neuf : comment puis-je me débarrasser de l'ancien ?
POURQUOI Les établissements ouverts 24 heures sur 24 ont-ils des serrures et des verrous ?
Voici un texte que j'ai reçu il y a quelques temps par mail... Cette histoire est annoncée dans ledit mail comme vraie. Je ne sais pas si elle est réellement vraie ou pas, mais je vous la fait partager :
"Quel est votre problème, Madame ?" Demande l'hôtesse.
"Mais vous ne le voyez donc pas ? Répond la dame. Vous m'avez placée à côté d'un noir. Je ne supporte pas de rester à côté d'un de ces êtres dégoûtants. Donnez-moi un autre siège !"
"S'il vous plaît, calmez-vous, dit l'hôtesse. Presque toutes les places de ce vol sont prises. Je vais voir s'il y a une place disponible."
L'hôtesse s'éloigne et revient quelques minutes plus tard.
"Madame, comme je le pensais, il n'y a plus aucune place libre dans la classe économique. J'ai parlé au commandant et il m'a confirmé qu'il n'y a plus de place dans la classe exécutive. Toutefois, nous avons encore une place en première classe."
Avant que la dame puisse faire le moindre commentaire, l'hôtesse de l'air continue :
"Il est tout a fait inhabituel dans notre compagnie de permettre à une personne de classe économique de s'asseoir en première classe. Mais, vues les circonstances, le commandant trouve qu'il serait scandaleux d'obliger quelqu'un à s'asseoir à côté d'une personne aussi répugnante."
Et s'adressant au noir, l'hôtesse lui dit :
"Donc, Monsieur, si vous le souhaitez, prenez votre bagage à main car un siège en première classe vous attend."
Et tous les passagers autour, qui, choqués, assistaient à la scène se levèrent et applaudirent...
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