
massacrant
"« Je sais comment je finirai. J?ai entrevu ce que seront mes dernières années. Je vais perdre la tête. Ne dites rien. Je vous l?ai expliqué, cela a déjà commencé. Je vais perdre mes esprits. Je confondrai les visages et les noms. Tout se brouillera. Je serai un petit corps sec sans souvenir.
J?oublierai ma vie par pans entiers. On me retrouvera dans les rues errant comme un chien. Je ne vivrai plus qu?avec des fantômes. Les souvenirs s?effaceront. C?est bien. C?est une façon de disparaître qui me convient. J?oublierai ma propre vie. J?avancerai vers la mort sans crainte et sans réticence. Il n?y aura plus rien sur quoi pleurer. Ce sera doux. J?oublierai tout. Ce sera plus facile. Je serai comme un enfant. Oui, cela me va. Je vais me diluer tout doucement. Je mourrai chaque jour un peu. Le jour de ma mort, je ne me souviendrai même plus de ce que j?étais. Je ne serai pas triste de quitter les miens, ils me seront devenus étrangers. Il n?y a rien à faire d?autres qu?attendre. Le mal est en moi. Il effacera tout progressivement.
La nuit est douce. Il fait bon. Je vais rester ici.
J?aimerais tant que le vent se décide à m?emporter. »
Laurent Gaudé.
Extrait du livre « le soleil des Scorta ».
J?avais envie de partager avec vous ce passage qui me touche beaucoup.
Je l?offre à tous mes amis, et surtout à Li-Tchee."
Merci Malhaire ...
made by Li-Tchee
Puisque plus rien ne peut me blesser
Aux gens qui ne savent aimer
Je vais sourire ....
made by Li-Tchee
made by Li-Tchee
--classification--
il y a 2 jours
La porte du Li-Tchee land avait beaucoup de mal à s'ouvrir. Ses gonds grinçaient comme si cette porte était fermée depuis longtemps, depuis trop longtemps.
Devant Lisa , un paysage désolé de souvenirs amoncelés, d'amitiés brisées, de vieux jouets, d'actes manqués, de non-dits, ... Tout ce bric-à-brac était posé là, sans ordre apparent, couvert de poussière. Et assis par terre au milieu des souvenirs, un petit garçon, 5 ou 6 ans, de grands yeux bleu délavé, qui regarde ce qui l'entoure et qui ne peut se séparer de rien. C'est Li-Tchee
Il garde tout : tiens là c'est le sourire de sa grand-mère, là, c'est l'odeur de la pipe de son grand-père, ici il y a encore un premier amour, dans cette boîte, c'est son avion rouillé qu'il a perdu quand il avait trois ans.
Lisa parcourt le chemin qui la sépare du petit garçon. Il a l'air très triste mais ses yeux brillent d'une joie intérieure que rien ne peut effacer. Lorsqu'enfin elle est près de lui, elle lui donne un petit baiser sur la joue et elle comprend aussitôt : cet éclat dans ses yeux, c'est de l'amour. Et sous la poussière qui semble s'envoler, les souvenirs étincellent, semblent revivre pour Li-Tchee et Lisa.
Li-Tchee'land est maintenant brillant de mille feux : les souvenirs ne sont pas posés au hasard et le petit garçon est devenu un homme, quelques rides au coin des yeux, des cheveux grisonnants mais des yeux d'un bleu délavé où on ne voit que de l'amour.
Mais il est à présent l'heure pour Lisa de s'engager sur le chemin qui mène à la porte suivante.
Bonne route LIsa, merci d'avoir croisé la mienne.
Bonne route lonelymakers, merci ...
il y a 4 jours
Comme un fou va jeter à la mer
Des bouteilles vides et puis espère
Qu'on pourra lire à travers
S.O.S. écrit avec de l'air
Pour te dire que je me sens seul
Je dessine à l'encre vide
Un désert
Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m'entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j'envoie
Difficile d'appeler au secours
Quand tant de drames nous oppressent
Et les larmes nouées de stress
Etouffent un peu plus les cris d'amour
De ceux qui sont dans la faiblesse
Et dans un dernier espoir
Disparaissent
Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m'entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j'envoie
Tous les cris les S.O.S.
Partent dans les airs
Dans l'eau laissent une trace
Dont les écumes font la beauté
Pris dans leur vaisseau de verre
Les messages luttent
Mais les vagues les ramènent
En pierres d'étoile sur les rochers
Et j'ai ramassé les bouts de verre
J'ai recollé tous les morceaux
Tout était clair comme de l'eau
Contre le passé y a rien à faire
Il faudrait changer les héros
Dans un monde où le plus beau
Reste à faire
Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m'entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j'envoie
Tous les cris les S.O.S.
Partent dans les airs
Dans l'eau laissent une trace
Dont les écumes font la beauté
Pris dans leur vaisseau de verre
Les messages luttent
Mais les vagues les ramènent
En pierres d'étoiles sur les rochers
il y a 10 jours
il y a 15 jours
http://www.youtube.com/watch?v=ivB4dEVD5kM
Pour vous faire une meilleure idée ...
il y a 15 jours
Dongria Kondh - Survival International Vedanta, une compagnie minière britannique, projette d'exploiter une mine de bauxite sur la montagne de Niyamgiri que les Dongria Kondh vénèrent comme un dieu vivant.
www.survivalfrance.org/peuples/dongria Etre Dongria Kondh, c’est vivre dans les collines de Niyamgiri dans l’Etat d’Orissa, en Inde – c’est la terre ancestrale de cette tribu. Toutefois, une compagnie minière, Vedanta Resources, est déterminée à exploiter les riches gisements de bauxite (minerai d’aluminium) qui se trouvent dans leur montagne sacrée.Les Dongria et les autres peuples kondh de la région s’opposent fermement à Vedanta et sont résolus à empêcher Niyamgiri de devenir une décharge industrielle.D’autres groupes kondh subissent les effets destructeurs de la présence de la raffinerie construite par Vedanta et fonctionnant au pied des collines de Niyamgiri.Les collines du Niyamgiri sont le territoire de plus de 8 000 Dongria Kondh, dont le mode et vie et la religion ont contribué à préserver les denses forêts de la région ainsi qu’une faune et une flore exceptionnellement riches.Les Dongria exploitent les versants de la colline, cultivent des jardins ouverts dans la forêt et cueillent des fruits sauvages, des fleurs et des feuillages pour les revendre.Leur autodénomination ‘Jharnia’, qui signifie ‘protecteur des cours d’eau’, provient du fait qu’ils ont toujours su préserver leur montagne sacrée et les abondantes rivières qui s’y écoulent dans l’épaisse forêt.La mine à ciel ouvert de Vedanta détruirait les forêts, bouleverserait le cours des rivières et entraînerait la disparition des Dongria Kondh en tant que peuple distinct.Agissez maintenant pour aider les Dongria Kondh
Écrivez une lettre au Premier Ministre de l’Inde pour lui faire part de votre préoccupation.
made by Li-Tchee
--classification--
Coup de cafard Masque blafard Pour le carnaval J'étale mon mal Point de déguisement Juste mes sentiments En guise de costume Toute mon amertume Les confettis pleurent Mon âme qui se meurt Prise dans les serpentins Des jours incertains Coup de cafard Masque hagard Faux sourire maquillé Sur ma bouche endeuillée Khelem - posté le 11/02/2010 à 23:45:16 bien bel ecrit pour tristes sentiments LittleBee - posté le 12/02/2010 à 11:10:42 J'aime bien snif c'est très bien écris bravo Li-Tchee... Bisous milcastaventure - posté le 12/02/2010 à 13:26:54 si t'as besoin de parler tu sais où me trouver... cedric89 - posté le 12/02/2010 à 15:36:55 C'est vrai nos illusions sont des masques... willowcat - posté le 14/02/2010 à 01:05:45 meme si c'est bien ecrit... te savoir dans cet etat me refroidiiiiiiiiiiiiiiiii ! Juliette-Capulet - posté le 16/02/2010 à 13:54:43 Beau texte , triste mais beau !
biz Li-Tchee
Bravo !
Le marchand de sable est passé,
Il a tout effacé.
Le marchand de sable est parti,
Il a tout repris.
Les peines, les joies, les ennuis
Hier, demain, aujourd'hui.
Tout cela n'a nulle importance
Je me nourris d'insouciance
Là tout au fond pousse un cri
Qui fait de moi qui je suis
Je l'arrose de mes larmes
Quand d'autres fourbissent les armes.
Le marchand de sable est passé
Mes yeux se sont fermés
Le marchand de sable est venu
Je ne me souviens plus
Il y a au coeur du moi
Tant de frissons, tant d'émois
Toute une vie d'illusions
De désirs, d'abandons
Je voudrais tout garder
De bonheur me farder
Et simplement sourire
Des rêves à venir
Le marchand de sable est passé
Il m'a effacé
Le marchand de sable est venu
Et moi, ... Je ne suis plus
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