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Lonely liloo

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Ma phrase du jour : 21 mai 2012

Jai-Oh

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Tentative

il y a 3 an(s)

J'ai tenté d'écrire avec ce que j'ai pour essayer de débloquer ce qui coince chez moi.

Si vous avez un moment lisez-le et dîtes-moi si je commence, ne serait-ce qu'un tout petit peu, à me dévérouiller.

 

[..]

Marie

il y a 3 an(s)

Qui aurait cru que ton absence me pèserait tant?

Qui aurait cru que ces trois semaines serait si difficiles?

Qui je peux appeler pour exprimer mon excitation pour des futilités, pour chanter le refrain d'une chanson qui passe à la radio à part toi?

Qui me comprend mieux que quiconque et m'aide à pas me perdre comme en ce moment?

Qui en un regard sait tout ce que je ne peux exprimer?

Toi...., toi tu sais tout ça, car tu es ma famille, celle que j'ai choisi...pour passer ma vie... pour m'enlever mes doutes... Toi...,mon AMIE, celle dont on ne peut que rêver.

C'est une histoire d'amour, amour différent, amour jalousé, amour incompris...amour d'une amitié

[..]

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La fuite

 

Elle leva son verre et regarda autour d’elle. Ils étaient tous là, venus spécialement pour la voir et se réjouir avec elle de sa réussite. Les yeux de l’assemblée la cernaient, elle n’avait pas le droit à l’erreur. D’ailleurs elle n’y avait jamais eu le droit. Elle avait toujours fait semblant. Semblant d’être heureuse, semblant d’être affectée par cette réussite assez surprenante, ce moment de gloire qui aurait dû être son moment. Pourtant son esprit était ailleurs, elle n’avait pas de souvenir d’avoir été elle-même depuis des années. Mais elle ne pouvait partager ce sentiment avec personne. Ils ne comprendraient pas, ni ces amis, ni lui. Ce n’est pas ce mal des classes bourgeoises, elle le sait. Elle a suffisamment mis son âme à nu pour le savoir. C’est beaucoup plus profond. La vie l’a transformé. Son corps, son être n’y étaient pas préparés, ils ne se sont jamais habitués.

Elle reprit ses esprits du mieux qu’elle le pu mais elle fut envahie par les larmes. Elle avait l’impression de les trahir, de les abandonner Mais c’était mieux ainsi. Par pour eux, mais pour elle-même

Une fois la réception terminée, Lucy sauta dans un taxi. Elle ne lui annonça pas tout de suite leur destination, mais laissa son esprit errer le long des rues qu’ils croisaient. Ces rues qu’elle avait empruntées maintes et maintes fois. Qu’elle avait appris à connaître, à aimer et qui étaient maintenant porteuses de souvenirs, ses souvenirs.

Les lumières de la ville défilaient devant ses yeux toujours embués de larmes. Ce n’était du courage, plutôt de l’égoïsme. Lucy en avait pleinement conscience et s’en voulait, mais elle ne pouvait, ou ne voulait plus continuer ainsi. C’était un choix de sa part, rien ne l’obligeait à partir, à tout quitter. Cependant elle pensait que c’était mieux pour sa personne. Un jour, quand elle serait allée au bout des choses, elle reviendrait sûrement. Ses proches la haïraient certainement d’avoir agi ainsi, pourtant elle voulait courir ce risque.

Sa mère, si fragile et si forte à la fois, s’effondrait certainement. D’autant plus que Lucy souhaitait disparaître totalement.

Cette idée lui était apparue alors qu’elle était prise d’une de ses récurrentes insomnies. Cela avait semblé être l’unique solution pour parer à son mal-être. Elle avait tout de suite refoulé cette pensée au fin fond de son inconscient. Hélas sa nature avait pris le dessus. Elle se voyait heureuse, libre, coupée de gens qu’elle aimait certes mais délivrée et soulagée. Elle pourrait être elle-même et n’aurait plus à composer de personnage.

 

De retour dans son appartement, elle écrivit un dernier email car, dans un élan de culpabilité, Lucy ne souhaitait pas que sa famille et ses amis s’inquiètent. Cela peut paraître assez injuste vis-à-vis d’eux. Une disparition pourrait en effet leur causer beaucoup moins de chagrin. Peut-être espérait-elle être retenue par l’un d’entre eux. Puis elle balaya du regard les deux pièces de son appartement pour vérifier qu’elle avait pris le nécessaire et rien d’autre. Lucy s’était battue un jour de pluie, comme il y en a tant à Paris, pour l’obtenir. Une vraie bataille, les coups avaient fusé. Pourtant elle détestait la violence. Peut-être un peu trop et c’est ce qui la rend lâche. Naïve aussi, de croire que tout s’envolera grâce à sa fuite.

Lucy l’ignorait sûrement, mais l’homme libre n’est pas heureux.

 

[..]

ma vie

une larme,

un feu,

une odeur,

un ennui,

une caresse,

un amour,

une cigarette,

un souflle,

une prison,

un bonheur,

un ami,

une amie,

une seconde,

un trait,

une étincelle,

un baiser,

une margarita,

un passage,

une entrée,

un voyage,

une rencontre,

 

un tout,


une vie

 

[..]

souvenirs

 

J'arrive et tout s'emballe. 

Le bruit de roues sur ces graviers, bruit si familier et si attendu après des heures de voitures. Car c'est le prix pour arriver dans ce havre de paix, baigné par des souvenirs.

La porte s'ouvre et l'odeur du feu de bois et l'ambiance feutrée donnent une impression de sécurité. Car ici rien ne change, tout est à sa place. 

En entrant dans la cuisine, je ferme les yeux en écoutant le four, le bruit des aimants des placards, et les odeurs de  mon enfance se presse autour de moi.

En s'enfonçant dans la maison, en marchant sur le vieux carrelage, nous arrivons à plusieurs portes . 

Chaque porte à une poignée particulière ainsi qu'un bruit qui lui est propre: un raclement, un claquement. 

Cette maison est pleine de singuliarités, et ces singuliarités se retrouvent même dans chacun des lits qui ont eux aussi leurs propres bruits, leurs propres amortis, leurs propres odeurs. 

Tout ici a une odeur, chaque pièce, chaque meuble, chaque recoin.

La vaisselle, les objets, les photos, la déco, sont toujours à leurs places. 

Le temps n'a pas d'effets ici, les souvenirs sont accrochés à tant de choses. Lorsqu'une chose change, le quotidien est en perturbé. Cela peut aller d'un ventilateur qui ne fonctionne plus à un changement de vaisselle.

Le calme régnant dans cette demeure, dans ce jardin, apporte la sérénité, permet de se ressourcer, amène à se questionner sur soi.

Ici tout est à porter de mains, le silence, les étoiles, l'air. 

 

[..]

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