
enjoué
D'avoir tant d'envies, et j'ai un souffle au coeur...
made by malhaire
Mourir en hiver
J'irai bien m'allonger sous un arbre qui danse,
Changer toutes mes larmes en perles d'eaux glacées ;
Sous un manteau de blanc n'être plus qu'évidences,
Voir mes lèvres bleutées sous des draps enneigés.
Sous un lac de verre mon âme est libérée ;
De ténèbres engourdies et de toutes aphasies,
Papillons évanouis et mon être figé,
Mes flocons ce matin ne sont que mélodies.
Tout éthéré de blanc et mourir en hiver,
Je ressens doucement la dernière chaleur,
Sous des astres de givre, des chatoies éphémères ;
Le dernier battement diminué de mon coeur.
Là, j'irai bien m'asseoir sous la voûte transie,
Sous les ailes d'un ange où des plumes poudrées,
Sont la blancheur froide étoilée d'une nuit,
Des vents piquants du nord où les âmes gelées.
Au dessus des frimas qui enduisent nos terres,
Mes sangs-froids pétrifiés s'endorment lentement ;
Mes froidures amantes ont des âmes polaires,
Qui m'enneigent en silence et me lassent au-dedans.
commentaires
Sophiej - posté le 28/12/2008 à 21:52:00
Et quel froid silence t'enveloppe ... mais si gracieux et mélancolique ... ton ange a de fort jolies ailes aussi et il a l'air de te protéger si tendrement aussi ....même si j'ai quelques frissons a lire cette poésie elle est magnifique et tant de plaisir a te lire ... merci ... bises
IKKYUSAN - posté le 28/12/2008 à 22:23:26
So beautiful,
milcastaventure - posté le 28/12/2008 à 22:42:00
Glaciale lonely lisa auj...Mon texte s'est trainé dans la neige aussi...au même endroit crois tu?
GOYA - posté le 28/12/2008 à 23:15:33
Très bo texte mais je ne peux m'empêcher de penser à ces pauvres SDF qui meurt justement par le froid alors que nous on est au chaud. Comme d'hab je ne pense qu'aux autres excusez-moi
willowcat - posté le 29/12/2008 à 00:13:12
Je me damnerais pour qu'on me sucure ses choses là a l'oreille... que c'est beau... c'est poignant........ Je meure...eurrrrrrrr aaaaaaaa iii
Valentyne - posté le 29/12/2008 à 00:22:58
C'est magnifique ! Touchant, poignant, ça me laisse sans voix... J'aimerais le Lonelyfier.
dorilys - posté le 29/12/2008 à 10:40:11
woaw.... superbe, youyou de dori!!!!
Li-Tchee - posté le 29/12/2008 à 10:50:25
Ton texte est magnifique et, dois-je l'ajouter, traduit tout à fait mes pensées...
mifar - posté le 29/12/2008 à 11:38:46
Magnifique bravo décidément on est tous branché neige !!!! bises
Plume - posté le 29/12/2008 à 18:13:58
Beau texte.
Cependant je préférerais te voir vivre en Eté.
nobody - posté le 29/12/2008 à 18:45:35
un texte de saison!!!
Lullu71 - posté le 30/12/2008 à 11:04:59
magnifik!!!
fleurdelegie - posté le 30/12/2008 à 19:40:33
Mourir dans un désert blanc immaculé
CendraLoulia - posté le 31/12/2008 à 12:38:18
Sublime...et de saison. Ce matin j'ai eu la joie de découvrir que la neige s'est invitée dans mon jardin! Ce poème entre dans cette froide matinée de la même manière, la douceur de cette belle étendu blanche, le piquant du froid hivernal
rapha67 - posté le 31/12/2008 à 16:39:50
Je suis certain d'une chose, Lisa aura, un jour sans doute, l'envie de confectionner un recueil des lonely makers...ce poème y trouvera pleinement sa place en guise de préface.
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--classification--
il y a 3 jours
Lisa poussa péniblement la porte du « Malhaire’land ». Des branchages et des feuilles mortes obstruaient le passage, mais l’obstination de Lisa lui permit de se faufiler malgré tout.
Derrière la porte elle aperçut une grande allée. Au bout de cette allée, une lumière aveuglante s’épuisait à faire cligner les yeux de la fillette.
« Malhaire’land » n’était d’apparence qu’un bois où nul autre avant Lisa ne s’était aventuré.
D’un côté de l’allée se dressait une forêt enchanteresse où chaque arbre n’était qu’un rêve.
Sur les branches de ces rêves virevoltaient des « mots-papillons ». La "paix ", la "tolérance", et le « bonheur » dansaient autour de Lisa dans un ciel colorié de couleurs inconnues.
De l’autre côté de l’allée, le bois était sombre et marécageux.
Dans cette forêt peuplée de souvenirs, des arbres semblaient morts et les « mots-papillons » étaient cloués sur des épines. A l’agonie, ces derniers saignaient, en attendant la fin « d’un processus rectiligne » ; LA MORT.
Dans cette ambiance nuancée de paradoxes, Lisa ne semblait pas effrayée. Elle avançait dans l’allée, se sentant observée, comme baignée dans un regard bienveillant.
Malhaire n’était pas loin ; appuyé contre un souvenir malheureux. Il était bouleversé par la visite de la fillette.
Les pieds dans les eaux troubles et gelées des marécages, il s’était redressé. Il semblait si grand et si maigre. Vêtu de noir, dos à la lumière, sa silhouette aurait pus sembler inquiétante. Il portait un chapeau de magicien et son visage était peint d’un maquillage blafard qui faisait ressortir ses yeux soulignés de noir.
Lisa l’aperçut et ne fût pas apeurée. Elle savait depuis longtemps que les gens froids, cyniques ou simplement timides, sont bien souvent, les plus sensibles, ou même alors, les plus émouvants…
Malhaire était à présent effrayé par la visite de la fillette.
Il esquissa alors un sourire ; l’un de ces sourires que l’on fait aux enfants lorsque l’on ment, avant même d’écraser quelques perles d’eaux salées.
La main droite de Malhaire était enveloppée d'un gant blanc et la gauche d'un gant noir. Avait-il pu choisir un jour entre le mal ou le bien, le passé ou l’avenir ?
Lisa continuait d’avancer et trébucha alors sur les ossements d’un « mot papillon ».
Le « mot-papillon » « ENFANCE » n’avait pas survécu dans l’univers manichéen du «Malhaire’land ».
Lisa émue aux larmes déposa aux pieds de ce « mot-papillon » son ours en peluche qu’elle ne quittait pourtant jamais. Elle comprit à ce moment précis qu’elle venait par mégarde, de planter un souvenir heureux dans la forêt enchanteresse des rêves du « Malhaire’land ».
Elle quittait son enfance et par son geste inversait les pôles de tout un univers.
Suite à un énorme fracas, Malhaire s’enfonça dans les marécages, comme prisonnier de sables mouvants. Ces eaux troubles étaient peuplées de pantins brisés et de poupées démembrées.
Avant qu’il ne puisse boire la dernière tasse du temps passé, Lisa courut vers Malhaire et le saisit par sa main gantée de blanc.
Elle parvint, malgré sa frêle apparence, à l’extraire de ses souvenirs putréfiés.
Ils se regardèrent longuement et échangèrent de longs silences éloquents, tout en marchant au milieu de l’allée qui conduisait à la lumière.
Ces deux là ne s’oublieraient jamais.
C’est alors qu’un « mot-papillon », blessé par ce chambardement vint se poser sur le gant noir de Malhaire.
L’ « ESPOIR ».
Ce dernier ne battait plus que d’une aile, mais il était en vie.
Malhaire devait à présent choisir pour la première fois.
D’une aile il pouvait s’envoler, de l’autre se défenestrer.
Il regarda Lisa, l’embrassa tendrement et l’accompagna devant la porte de son lonely Maker-ami.
il y a 4 jours
Sans épidermes, en dépit d’âme
Je ne suis qu’un pantin sans cœur
Mes bonheurs sont noyés de larmes
Et s’offrent au hasard de mes heures
Vêtu d’un manteau d’arlequin
Mon corps a ses bleus chamarrés
Ses chagrins que d’autres avaient feint
Et tant de sourires empruntés
Tout imprégné, d’impermanences
Tous mes sentiments sont de bois
Mes rêves sont des nylons d’errances
Bigarrés aux vents d’aléas
Sous mes émois manichéens
Je suis une éponge étanchée
Mon être un tissus d’arlequin
Tout imbibé d’humanité
il y a 15 jours
J’ai tant lutté contre le vent
Mes démons ou l’irréversible
Qu’un jour où j’aurai tout donné
La terre rongera mes regrets
Je n’ai jamais trouvé l’amour
Mes sommeils et mes appétits
La mort a flairait mes contours
Détour d’un corps, des amnésies
J’ai tant lutté contre le temps
Démantelé tous mes possibles
Que tout semble s’être écoulé
Ma vie déjà s’est retranchée
J’exhume les peines perdues
Des fantômes et des liens défaits
Je perds des moments attendus
Mes tendres années dépouillées
il y a 1 mois
Ce site vit des heures sombres. Mes amis sont partis. Je pense que certains reviendront. Je suis de moins en moins présent et ceci pour plusieurs raisons. La violence, la haine et le mépris... j'ai moi-même parfois manqué de peu de glisser. J'en profite au passage pour présenter mes excuses aux personnes que j'aurai pu blesser.
Il est aussi pour moi une autre raison qui m'éloigne d'ici; en effet, le site ne propose plus vraiment ce que j'attends. Les jolies créations me manquent.
Aussi, je dois avouer que je suis las du petit personnage de Lisa qu'il faut promener sur des photos. C'est ennuyant à mon sens.
Pour être totalement honnête, je pensais (sans doute comme d'autres) approcher un peu plus Mylène Farmer sur ce site, quel idiot, je n'avais rien compris...
Voilà pourquoi je pars peu à peu (sans partir vraiment pourtant). Il n'est pas si facile de quitter ce lieu. Je l'ai tant aimé.
Au fond, doit-on reprocher à qui que se soit, ce qui se passe ici. La vie s'y est installée, la nature humaine aussi, avec sa beauté, sa noirceur également.
Je viens aujourd'hui demander une faveur à tous les lonely makers; Que chacun efface sur sa page ,les mots blessants, les commentaires belliqueux, les injures, les diffamations et tout se qui pourrait nous nuire.
Tentons de repartir sur des bases saines. Ignorons ceux qui nous déplaisent.
Soyons à la hauteur de l'artiste qui nous a rapproché.
Je vous remercie d'avance et je compte sur certains d'entre vous pour faire suivre ce message.
Amicalement.
il y a 2 mois
Et voilà, je vous délaisse…
Je ne viens plus sur vos pages, ni sur la mienne d’ailleurs.
Je ne ressens plus l’envie de venir ici.
Tel un écœurement, je ne l’explique pas.
Je ne vais pas oublier pour autant certains d’entre vous qui se reconnaîtront. Vous comptez beaucoup pour moi…
Mes premiers amis d’ici sont de plus en plus rares, certains ne passent plus…
Je pensé tuer mon ennui ici ; je comprends aujourd’hui qu’il ne faut pas trop attendre de ce lieu.
Alors, je passerai de temps en temps, de moins en moins sans doute, jusqu’à ce que ma page tombe définitivement dans l’oubli…
Didier.
made by malhaire
--classification--
Mon enfant, ne vient plus me voir
Ne vient plus pleurer sur ma tombe
Je n’y suis pas, malgré le noir
Je n’ai pas su m’écrouer d’ombres
Trouves-moi au fond de ton cœur
Dans le chant des oiseaux radieux
Je suis un champ aux mille fleurs
Pas un silence à nos adieux
Gardes-moi au bleu de ton ciel
Dans des lendemains apaisés
Loin de ces mots circonstanciels
Jetés sur des temps regrettés
Trouves-moi au creux de cet arbre
Dans le réveil d’un perce-neige
Ni dans le froid, ni dans le marbre
Dans ces rêves où je te protège
Gardes-moi au fond de ton âme
Dans nos égards outrepassés
Je ne suis pas dans une larme
Dans des repentirs éplorés
Mon enfant, ne vient plus me voir
Ne vient plus pleurer sur ma tombe
Je ne suis pas seul dans le noir
Je suis tout prêt de toi, ce soir.
commentaires
cristal - posté le 13/02/2010 à 14:04:40très beau poeme , c'est vrai qu'avec le temps on oubli parfois de revenir sur la tombe d'un être cher, mais ce n'est pas pas pour autant que l'on l'oubli. L'ame est éternel les pensée de l'être disparu dans nos têtes et nos coeurs,la tombe est juste le symbole du corps perdu...
nanililly - posté le 13/02/2010 à 15:22:59
On pense a nos chers disparus , a la vue d'une fleur , d'un endroit ,a l'écoute d'une chanson , c'est plus vrai .
Khelem - posté le 13/02/2010 à 21:57:00
tes textes sont magnifiques, Malhaire, ça y a pas à dire...!
mais je vais te faire une confidence..(entre nous : )...
sont ils à ton reflet de vie...ou d'autres expériences projetées..?
biz : )
malhaire - posté le 14/02/2010 à 10:25:35
Ce que j'écris est-il le reflet de ma vie?
Je puise mon inspiration dans ce que je vois tous les jours autour de moi, mais aussi dans ce que je suis.
Il m'arrive parfois de me mettre à la place d'un autre pour exprimer ce que pourraient être mes émotions si j'étais cette personne. C'est de l'empathie poussée à l'extrème, je souffre d'un mal rare, je compatis...
Pour ce texte ci-dessus, l'inspiration m'est venue suite à la visualisation du film "Lovely bones". J'ai refais le film à l'envers, pour dire que je ne voudrais pas que mes enfants soient tristes après ma mort. Je voulais laisser ce message optimiste qui consiste à dire que je ne serai jamais loin d'eux quand cet instant arrivera.
La vieillesse, la mort, la solitude et le temps qui court inéluctablement, me terrifient.
Pas une seule journée ne passe sans y penser au moins une fois.
Ce que j'écris n'est alors que le reflet de ces angoises omniprésentes. Ecrire pour moi, se fait toujours dans la douleur.
Alors oui, je m'inspire parfois d'autres expèriences projetées pour écrire, mais il n'en reste pas moins qu'il s'agit de mes mots, de mes émotions...
Ce que j'écris est toujours le reflet de moi-même, mais ma vie heureusement ne se résume pas seulement à ces pages d'écriture.
Je suis parfois très heureux.
lonelydolu - posté le 14/02/2010 à 13:38:43
Tes mots te survivront et tes enfants trouverons dans ceux-ci la force d'avancer...
Khelem - posté le 14/02/2010 à 18:36:30
Merci d'être Malhaire : )
innamorafeealisa - posté le 14/02/2010 à 22:15:05
Bonsoir Malhaire....merci...pour tes mots...et merci d'exsiter...et les mots peuvent nous aider à avancer et continuer à nous faire vivrent....je t'embrasse bien fort pensées , Inna
Li-Tchee - posté le 15/02/2010 à 14:38:39
Un texte magnifique encore une fois et qui colle tant à mon ressenti, à mes propres angoisses. Je vois là mes enfants qui jouent sous les flocons ... Ils rient et sont heureux. J'aimerais qu'ils le soient toujours ...
dereliction - posté le 16/02/2010 à 15:52:57
c'est vraiment beau... là pour le coup je n'ai plus de mots! Les poèmes sont bien écrits pour désigner la réalité. Alors bravo poète Malhaire.
leeloo78 - posté le 17/02/2010 à 22:17:45
Merci pour ce partage Malhaire. Sublime texte!
Et même si l’on a des goudrons à nos plumes
Des envolées sauvages à nos rêves de plomb
Le vent ne saurait pas balayer nos écumes
Il charrie les soupirs et perd nos oraisons
Alors le monde bat en chacun de nos cœurs
De nos petites places, nous saurions le changer
L’inertie nous affuble de funestes douleurs
Des remous pourraient bien muer l’humanité
Et même si l’on a des plaies sous nos cuirasses
Des combats à mener qui sont perdus d’avance
Le sort ne peut contrer le temps qui nous menace
Il tire à pile ou face le malheur ou la chance
Ainsi l’âme du monde est au creux de nos mains
Où chacun a le rôle qu’il ne peut sacrifier
Le hasard ne chérit jamais nos lendemains
Nos choix sont nos élans, nos amours avisés
commentaires
milcastaventure - posté le 10/02/2010 à 08:03:31Très beaux texte qui sort de ta plume...comme d'habitude je suis émue, chamboulée et bouleversée par ton écrit... si poignant avec des mots assortis qui le sont tout aussi... j'admire ta manière d'écrire Malhaire, j'admire ce que tu transcris, tes idées et ressentis, j'admire ce qui est extrait de toi ici, j'admire ce que tu donnes à partager...je crois que je t'admire Lonely Malhaire.
cedric89 - posté le 10/02/2010 à 08:42:58
Bravo ! De nos choix un avenir meilleur.
Quel plaisir de te relire !
lonely-isa - posté le 10/02/2010 à 09:23:24
Merci Malhaire de nous offrir ce texte
Li-Tchee - posté le 10/02/2010 à 17:32:51
Les mots que tu écris sont toujours tellement beaux, ils sont tellement vrais, tellement touchants, troublants aussi. Ce texte encore une fois est magnifique ! Merci encore une fois !
-anatole- - posté le 11/02/2010 à 19:56:31
Très beau texte, j'aime; "Il charrie les soupirs et perd nos raisons"
ikkyusan - posté le 13/02/2010 à 12:16:50
Et pourtant sur l’asphalte des traces
À la dérobée de nos chimères s’effacent
Hormis l’amertume du vent qui ne cessent
De renouveler nos erreurs incessantes
À nous de bienvenir le mal autant que nous cueillons le bien
En nous bat le malheur et le bonheur en une unité
Affres peines qui nous affligent de néfaste moribond
Avons nous oublié l’éloquence d’aimer
Quand on nous tyrannise le cœur lassé pourtant lui sourit
À ceux qui l’oppriment, subjugue d’indifférence
Pour être ni pour ni contre mais seulement
Avec et ensemble autre concept qui nous lie
Si nous délions les liens aliénés qui nous allient à la lie
Délaissons les laisses qui nous enchainent et qui nous immolent
Le sort n’est pas entre nos mains
Tenant le trésor en effusions de nos afflictions estimées
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