
chagrin
« Se cacher est un plaisir, mais ne pas être trouvé est une catastrophe... »
made by malhaire
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--classification--
hier
J’écris pour vous quand vient le soir
Les mots jaloux de mes silences
Souvent je peins tous mes espoirs
Au creux de ma désespérance.
J’écris de nous, l’hésitation
Où nous basculent nos émois
D’appréhensions, d’oscillations
Mon ciel demeure et reste droit.
J’écris pour vous nos mutités
Préméditées où se dénouent
Les mots blessés d’amants lassés
Quand l’ombre s’est nourrie de nous.
J’écris de nous nos nudités
Nos nids défaits où se dévouent
Ma vie damnée, l’âme enlacée
Quand tout se dévore et s’avoue.
J’écris pour vous sans importance
Les cris des cœurs inachevés
Souvent j’entraîne mes croyances
Aux vents de mes perplexités.
J’écris de nous, des rêveries
Où se balancent nos penchants
De symphonies en utopies
J’écris pour vous, mes sentiments.
il y a 2 jours
Le temps menace nos pétales
Et nos épidermes froissés
Aussi grand que mon cœur a mal
Nos vies sont déjà fissurées…
Nous fallait-il souffrir autant ?
Rêver toujours d’autres sillages
Naitre aussi peu et tant, pourtant ;
Négliger d’être de passage.
Je n’oublie pas d’être aussi peu
Chacun de nous n’y rien pouvant
Ce petit rien dans l’univers
Mon petit grain dans la poussière.
Mais à chacun de nos adieux
L’intensité de nos douleurs
Me ramène à ce petit peu
A l’immensité de nos cœurs.
Le temps défait les pierres tombales
Et nos étoiles protégées
Aussi loin que l’ombre s’étale ;
Ma solitude inégalée.
Me fallait-il aimer autant ?
Me souviendrai-je des visages ?
Des amours aux affres du temps
Quittés sur un autre rivage.
il y a 9 jours
Je me sens si léger
Mais d’aucunes promesses
J’ai le cœur à t’aimer
Sans que le temps ne cesse.
Mon sort n’est plus le mien
Il est notre tendresse
Le secret d’un jardin
Aux roses d’allégresses.
Je suis en devenir
Un sentiment de liesse
J’ai le cœur à t’aimer
Et l’ombre me délaisse.
Nos corps n’ont plus de liens
Ils sont notre faiblesse
Mon cœur est musicien
D’une âme poétesse.
il y a 18 jours
Aux bleus de la lune
Je tenais ses maux
Mon amie la plume
Est tombée dans l’eau.
Mon cœur, mon enclume
S’est noyé de mots
Je crains qu’il s’enrhume
Son encre a pris l’eau.
Aux bleus de la lune
Avant qu’elle ne quitte
Ma petite plume
N’est pas implicite.
Son cœur se remplume
Un peu moins tacite
Je bois ses écumes
Quand l’ombre s’agite.
Aux bleus de la lune
Aux ailes étranges
Ma petite plume
Est tombée d’un ange.
il y a 22 jours
On s’aime à deux,
A moins parfois,
Et si l’on veut ;
On s’aime à trois…
On s’aime idem,
Un autre en-soi,
Tant que l’on s’aime,
On a le choix !!!
Mais nous on s’aime,
Et je me fous,
Tant qu’on essaime,
Un peu de nous.
Quand d’autres S.M,
L’hautain, le doux ;
Pour peu qu’ils sèment,
L’amour est tout.
On s’aime à deux,
L’homme de foi,
Peut aimer Dieu ;
L’amour à trois …
On s’aime en vers,
Et à l’endroit,
Pour peu qu’on s’aime,
On a le choix !!!
il y a 29 jours
Quand tout m’est si lourd ici-bas,
Et quand tout me peine au-dedans,
Nulles fissures à mes beffrois ;
J’irai bien rattraper le temps...
Sur des velours où je suis las,
Où j’entrevois ce qui m’attend ;
De la poussière à mes émois,
Je sais qu’un jour au gré du vent…
J’irai me parer de mes ailes,
Que la vie ne saurait froisser,
Quand la funeste ritournelle,
Me dérobe à l’éternité.
Et j’irai tournoyer mes ailes,
Comme on envisage un chemin ;
Rasséréné d’être mortel,
Je disperserai mes chagrins.
Quand tout se mélange au-delà,
Des plumes d’ange à mes tourments,
Mille scissures à mes effrois ;
Je songe à mon renoncement…
Du haut des tours où je m’ébats,
J’entrevois là, mes ossements,
Mais au bout d’une vie d’émois,
Je sais qu’un jour au gré du vent…
J’irai me parer de mes ailes…
Vous pourrez bien les abîmer,
Elles n’en seront jamais plus belles ;
Qui m’empêchera de voler ?
made by malhaire
--classification--
L’histoire fait qui l’on est
Des autres jours aussi
Des anges ont essayé
Mais les ailes ont failli
J’ai le cœur à pleurer
Tout un être de pluies
Et des cordes nouées
J’ai le sort à mon cou…
Oh, j’ai tant essayé
Mais de toute mon âme
Peut-on tant se blesser
Qu’on épuise nos larmes ?
Là, je laisse tomber
Des pluies, des pleurs aussi
Je suis si loin de vous
Je ne suis, jamais « nous ».
Les autres ont fait de moi
Un dégoût de nos vies
Des coups, mais pas à pas
L’homme que je ne suis
J’ai le cœur à tomber
Ma fenêtre en sursis
Une corde à sauter
Et le sort à mon cou.
Oh, j’avais tant rêvé
Pouvoir aimer la vie
Mais elle fait ce qu’on est
Et les autres, ma nuit.
Là, je laisse tomber
L’espoir et mes envies
A part, et c’est bien tout
Que serai-je d’un « nous »?
commentaires
douggy - posté le 23/11/2011 à 22:01:55C'est ce que je disais: j'aime tes écrits. Très joli texte! Bonne nuit.biz
Partager nos solitudes,
Tisser d’improbables liens,
Quelques lignes d’écritures,
Mais qu’avons-nous en commun ?
Las, de nos vies empêchées,
De nos failles indociles,
Je pourrais « Crier la vie »,
Aimer ce « Cadavre Exquis ».
J’ai un havre de douleurs,
L’oxymoron de mon cœur,
Je suis un « lonely maker »,
Faiseur de rêves et de pluie…
Je suis « lonely forever »,
Mais redites-moi ces heures,
Notre “Merveilleux Malheur”,
Aimer la vie,
Même si…
Disséminer nos secrets,
Et ce hasard augurant,
Ou quelques vers emportés,
Ne serait rompre les vents….
J’ai des « silences éloquents »,
Tant de plaisirs décharnés ;
Qu’une aile pourrait m’envoler,
L’autre,
Me défenestrer…
Ludivine,
Tu me dis,
Que les autres sont méchants,
Enfantine,
Je le sais,
Nos cœurs ne sont pas si grands.
Je devine,
Qu’ils ont dit,
Que tu n’es pas très jolie,
Sibylline,
Ils badinent,
Des maux de la moquerie.
Tu t’inclines,
Et me dis,
« Tous les enfants sont méchants »,
Ils affirment,
Par devant,
Qu’on peut-être différent…
Anodine,
Eux maudits,
Tous les autres sont déments,
Ils t’abîment ;
Je ressens,
Que ton cœur est bien plus grand.
Ludivine,
Tu me dis,
Qu’on est bien seul au-dedans,
Tu dessines,
Et j’apprends,
Tes paysages autrement.
Je devine,
Qu’ils t-ont dit
Qu’en toi danse la folie,
Je m’incline,
Et te dis,
Que tu es bien plus jolie…
Chacun s’enfuit, le monde est gris quand la nuit meurt
On s’en relève, tout s’en remet, peut-être pas…
La rémission ; des sentiments à contrecœur
Qui fait semblant d’être aussi beau, tombé si bas ?
Chacun sourit des fourberies, c’est audacieux
Nos inconscients sinueux refoulent impunément
La soumission ; le choix des plaisirs fallacieux
La folie guette, ce sont des coups que l’on s’éprend…
Pauvre nature humaine et froide
Toi, si fragile ou combative
Tu nous déguises, ne nous dissuades
De nos névroses allusives
Tu te soulèves, on se replie
D’un revers de main, tu esquives
Des brutalités, ta folie
Et mon entité se divise.
Chacun s’étale un peu plus fort, un peu moins mort
On se soumet, on se soulève, on ne dit pas…
L’âme est illisible à ces yeux qui nous dévorent
Les sourires ont des ombres que je ne sais pas.
Chacun sa vie, le cœur brisé, anéanti
Je somatise, tu t’analyses et rien ne va
Schizophrénie, mon apathie n’est qu’un ennui
La solitude est un chagrin, peut-être pas…
Commentaires
lueurdevie - posté le 07/12/2011 à 20:02:13J'aime beaucoup !
Margo - posté le 07/12/2011 à 20:06:11
Excellent comme toujours. Grand plaisir de te lire!
ydobon - posté le 07/12/2011 à 20:56:17
Exprimer ce que l'on ressent ne se lit pas impunément.
Une sincérité libératrice de tourments traverse allègrement nos écrans; prenant le risque d'être incomprise au moins est-elle une thérapie, peut être...
lyly12 - posté le 07/12/2011 à 22:09:24
Malhaire, maux magnifiques
où scruter l'âme est douleur.
Là, les mots ne sont pas façade.
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