
massacrant
"J'exècre cette vie que j'idolâtre" -Cioran-
made by Marco2sade
A langueur de temps...
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--classification--
il y a 4 mois
Puisqu'il m'est littéralement impossible de dormir sur mes deux oreilles, qui bourdonnent de fatigue, que mon lit est comme au bord d'un précipice, que mes pensées, tantôt noires tantôt dérisoires, s'entrechoquent, que la position allongée m'angoisse telle une menace de mort, je me lève, je ne bouscule rien, et la journée va passer, comme d'habitude.
Pour l'heure, je suis plongé dans l'hébétude.
il y a 9 mois
Aucune envie de gommer les aspérités.
Je suis de trous et bosses, de pleins et déliés.
Un jour, il m'a semblé que le monde s'est arrêté. Autour de moi. Pour se foutre de ma gueule.
Toujours trouver un fautif. Toujours fomenter une revanche. Comment voulez-vous accéder à la quiétude de l'esprit quand les médiocres nivèlent tout par le bas...
il y a 14 mois
«Vous dites que la société doit intégrer les homosexuels, moi je dis que les homosexuels doivent désintégrer la société», déclamait Françoise d'Eaubonne, tête d'affiche du Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire.
Moi, j'me désintègre tout seul.
il y a 17 mois
A valeur de mise en bouche:
« La procrastination est un terme relatif à la psychologie qui désigne la tendance pathologique à remettre systématiquement au lendemain quelques actions, qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non. Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque ça ne lui procure pas de gratification immédiate.
Cette tendance apparaît souvent au cours des études dès que la personne doit gérer elle-même son activité et prendre la responsabilité de sa production. C'est souvent quand il faut rendre ses premiers devoirs réalisés à la maison que la procrastination se révèle. Il n'y a pas de corrélations entre le niveau intellectuel et la fréquence de la procrastination.
La majorité des personnes affectées par la procrastination l’est en général aussi par le « perfectionnisme», c’est-à-dire la tendance à estimer inacceptable un travail qui ne s'approche pas de la perfection. Comme il est rare d'atteindre la perfection autrement que par essais et erreurs et que la personne n’accepte pas l’idée de produire un résultat imparfait, elle contourne le problème en ne faisant rien : par exemple la nécessité d’un rangement ou d’un classement est sempiternellement différée parce qu’on n’a pas le temps de faire quelque chose de parfait, et on ne fait donc rien du tout. Ce perfectionnisme contribue à augmenter la forte tendance à exagérer la difficulté, la longueur ou le déplaisir à réaliser la tâche à effectuer.
Cependant, être un « retardataire » ne signifie pas ne rien faire. Au contraire, le sujet peut être pris d’une véritable frénésie d’activités (aller faire les courses, entamer un grand ménage de printemps, repeindre les volets, prendre des nouvelles de la grand-mère, faire de la maintenance informatique, etc.), tant que celles-ci ne possèdent aucun rapport avec LA tâche problématique (par exemple faire un rapport).
Le procrastinateur peut se lever tôt, cela n'est pas pour autant qu'il va travailler tôt. Au contraire, il pensera qu'il a le temps et ne fera que repousser plus longtemps.
La procrastination peut avoir des conséquences plus ou moins importantes. Si elle se concentre sur des choses sans conséquences (faire la vaisselle, etc.), le soulagement momentané et relatif qu’elle apporte peut être sans gravité. Si elle concerne le secteur professionnel par exemple, le procrastinateur peut être amené à avoir d'importantes conséquences sur son adaptation sociale. »
La suite sur Wikipedia vaut le détour aussi.
Ajoutez à cela anxiété et sociopathie, vous avez le cocktail parfait pour me "résumer" !
il y a 19 mois
La mort, bonjour la "perspective d'avenir" !
Le fameux long tunnel baigné de lumière s'en allant rétrécissant ? C'est vraiment à en perdre la vue !
La mort, en voilà d'une entreprise qui ne connaît pas la crise !
Je ne sais pas si ça a été de tous temps mais les conversations à barreaux rompus ces temps-ci sont vraiment très spéciales. On se croierait au tribunal.
C'est très réussi la division. Et la frilosité s'installe dans tous les rapports sociaux.
Ne soyez surtout pas les maillons faibles de la grande chaîne, vous serez vite broyés par les rouages du système capitaliste puant à plein nez la bien-pensance hypocrite et la désinformation complotée.
Et ne le dîtes surtout pas, même à mots couverts.
De toute façon, tout sera toujours uniquement de votre faute. "Il faut savoir prendre ses responsabilités". Osez chuchoter la moindre plainte, et vous êtes le chantre de la victimisation.
On vous parle aussi de "vraies valeurs". Vous connaissez une valeur fausse, vous ?
Dans la liste des choses à ne pas dire, il y a aussi "c'était mieux avant". Bon, c'était déjà pas bien glorieux, mais c'était mieux avant quand même, et puis c'est tout.
Tout était mieux avant. Regardez, par exemple, j'étais plus vivant en commençant ces lignes, l'amas de cellules qui constituent l'être humain que je suis dégénère à vue d'oeil, et un beau jour, putain, on va tous crever, youpi, c'est la fête.
Entre l'Ennui et "profiter pleinement du moment présent", je choisis l'Ennui car grâce à lui je profite pleinement du moment présent. Et c'est loin d'être indolore.
Dis Maman, à quel sein se vouer ?
Je crois que j'ai besoin d'un séjour à la mère.
Il faut vraiment avoir une sacrée bonne dose d'"humour" pour ne pas sérieusement péter un plomb.
Alors souriez, et passons à autre chose.
il y a 19 mois
ô monde cruel... suspends ton viol.
C'est dur la vie de toxic-addict. Quand on se pique de poésie.
Voici donc mon diary-diarrhée. (C'est un peu comme logorrhée, ça coule de source).
Un site sur l'Ennui, d'où naissent des chrysanthèmes. (C'est un peu comme chrysalide, aussi).
Va-t-on encore longtemps se regarder soliloquer ?
Mettons un soupçon d'Art dans notre brouillon. C'est la vanité, la vacuité de l'existence. Pour la beauté du geste...
J'aime bien l'élasticité du temps, mais souvent ça claque. Et dans ce monde de brutes, le repli sur soi me paraît du genre inévitable.
Narcissiquement vôtre.
Post-scrotum: Mon compagnon (j'aime bien ce terme) dit parfois "L'important, c'est d'être rigolo".
Dont acte :)
(Suite au prochain épilogue)
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