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Lonely PHD

  • 30 ans -
  • Garçon -
  • -
  • Membre depuis le 17/05/2010
Ennuimètre :

vagabond

Ma phrase du jour : 22 mai 2012

L'ennui est une frustration qui nous rappelle que l'on devrait s'occuper au lieu de s'affaler...
Mais je m'ennuie parce que je suis...
Et l'ennui me rappelle d'autant plus que je vie.
Ce qui me fait dire que je perd mon temps... à m'affaler...
Et pourtant je m'affale...
Je me frustre de ne pas vivre, et je m'ennuie parce que je ne sais plus comment vivre.
Alors je fais une pause dans ma vie, histoire de respirer et de m'ennuyer...
Au moins en m'ennuyant je fait quelque chose de ma vie.
Je m'ennuie...
C'est mieux que rien...

made by PHD

Mes moments d'ennui

Retrouvez tous les romans de Patric.H.Derrez en lecture libre sur:
Le Site Officiel de Patric.H.Derrez
http://lecycleh.fr/

Facebook:
http://fr-fr.facebook.com/people/Patric … 1618062709

Myspace:
http://www.myspace.com/496148713

Et parce que le livre est un prolongement de nous même...
Retrouvez les romans de Patric.H.Derrez sous format papier.

Les Oeuvres Inachevées:
http://www.thebookedition.com/les-oeuvr … 43327.html

Le Bourreau Du Christ:
http://www.thebookedition.com/le-bourre … 48519.html

Bonne lecture à vous tous
Cordialement
P.H.D

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Poussière

il y a 12 mois

J’ai écris des mots,

Qui ondulent encore sur les flots

J’ai soufflé un verbe,

Qui circule encore sur terre

J’ai crée un monde,

Qui tremble et qui gronde.

Sept jours d’éternité,

Ont eu raison de mon immortalité.

 

Et la poussière prie les étoiles

Voit des présages dans les nuages

Cherche sans fin la voix des sages

Déchiffre en vain mon pieu message

Et la poussière prie les étoiles

Lis dans le ciel la voie de l’âme

 

Dans l’obscurité j’ai fuis ma destiné

J’ai laissé la poussière chercher

Un sens à son humanité.

Et sur mes cendres elle a construit

Un mythe qui s’épaissit.

 

Et la poussière prie les étoiles

Danse sur la tombe d’un dieu sans âge

Lis dans les flammes de sombres présages.

Et la poussière prie les étoiles

Elle voit arriver la fin des âges

Voudrait comprendre mon pieu message

 

Elle funambule et prie la lune

S’enivre de bulles, dors sur des plumes

Lis dans les runes, sont crépuscule.

 

Et la poussière prie les étoiles

Voit des présages dans les nuages

Cherche sans fin la voix des sages

Déchiffre en vain mon pieu message

Et la poussière prie les étoiles

Lis dans le ciel la voie de l’âme

 

[..]

A nous de jouer.

il y a 12 mois

C’est un rythme, une dynamique, un tempo qui rend beau, une danse qui s’installe, un regard qui passe. C’est pourtant pas si compliqué, ça sonne bien, ça se joue sans crainte, avec du naturel et de la facilité. Ca tourne autour de nous, s’est une évidence car ça nous donne du sens. Joue encore, fait-nous mélodieux, donne-nous un peu mieux qu’un semblant de dieu. Fait de nous deux un être heureux.

[..]

L'homme aux Camelias

il y a 14 mois

Sous les effluves de Camel il y a des parfums qui se melent et s'entremelent. Comme les corps de ses hommes qui se choquent et s'entrechoquent, qui s'enlacent et se lassent. Et tel un éclat d'âme parfumé aux camelias, ils embrassent le mouvement de la farandole et s'engagent dans une course folle. Au loin les nuages écrivent des messages, mais ils ne souhaitent décrypter les mauvais présages. Ils dansent sous la pluie, ils jouent avec la nuit, se couchent malgré les cries et s'endorment sur leur vie. Sous les effluves des camelias ont trouve parfois des hommes qui s'enlacent et s'embrassent...

[..]

Un soir d'été

il y a 15 mois

Il se pourrait, qu'un soir d'été, quand la lune se sera installée dans son ciel étoilé, je découvre, sans y croire, l'espoir au détour d'un regard. Loin du brouillard et de son désespoir, son souffle signera mon retour à la vie. Dans l'ombre nous étions deux à chercher la lumière, à vouloir éclairer le mystere, à déchiffrer le sens de nos cicatrices, à découvrir sous les feuilles échouées nos chemins croisés.

[..]

Le Bourreau Du Christ: La Bande Annonce

il y a 16 mois

Découvrez la bande annonce du roman de Patric.H.Derrez intitulé le Bourreau du Christ.

http://www.youtube.com/watch?v=-Zz-ugO30KA

Bonne lecture à vous tous.

[..]

Extrait du Bourreau du Christ

il y a 16 mois

 

                « _L’heure du jugement peut commencer, clama la voix de Gaëlle dans l’obscurité onirique.

_ Toi Jessica, continua Clarice, tu seras la lune! Car tu es la plus puissante, c'est toi qui possèdes la source de notre pouvoir, tu es l'instigatrice, la force qui nous sera nécessaire dans notre quête. Gaëlle sera l'Etoile, celle qui nous guidera dans l'obscurité intemporelle. Elle détiendra la connaissance sur le passé, le présent et le futur. Moi je serais le Soleil, je serais la représentation de l'autorité, je vous protégerais de toutes les attaques que "les Bois" pourraient tenter contre nous! »

 

                                   _ Réveille toi Jessica!

C'était Clarice qui lui parlait et la fillette s'en trouva soulagée, car tout cela lui apparut soudain comme un rêve.

_ Où sommes-nous, demanda-t-elle.

_ Au cœur "des Bois",  expliqua Gaëlle.

Jessica porta son regard autour d'elle. Elle y découvrit un monde étrange. Aucune lumière ne filtrait de la lisière des bois, et pourtant il régnait en ces lieux une sombre clarté. Sur le sol, des racines s'enchaînaient les unes aux autres, s'apparentant à une sordide masse de reptiles en ébullition. Les unes sur les autres, elles avançaient dans un grand chaos.

_ Mais elles sont vivantes! dit Jessica d'une voix chevrotante.

_ Non, répondit Clarice, le temps passe plus vite ici, c'est pourquoi elles donnent l'impression de ramper!

_ Mais en fait, continua Gaëlle, elles ne font que pousser.

_ Pensez-vous qu'elles puissent nous attaquer, demanda Jessica.

_ Je ne pense pas, répondit Clarice, "les Bois" ne sont pas très agressifs pour le moment. Ils ne doivent pas savoir que nous sommes là!

_ Oui, et bien, il vaudrait mieux trouver la porte avant que cela ne se produise, dit Gaëlle.

Les trois petites fées s’engagèrent dans l’obscurité qui s’offrait à elles. Pénétrant dans cette obscure forêt, allant à la rencontre de cette singulière demeure, cet effrayant sanctuaire.

 

                                   _ Il fait tout noir!

L'obscurité venait d’envahir la totalité des lieux, à tel point qu'il était impossible aux trois petites filles de voir le bout de leur nez.

Gaëlle amena la paume de sa main à la hauteur de ses lèvres et souffla légèrement sur ses lignes de vies. Des dizaines d'étincelles apparurent, se fixant sur les murs de ce sanctuaire. Chacune à leur tour, se multipliant, se dédoublant, s'agrippant, virevoltant, si bien que l'endroit fut bientôt totalement éclairé.

_ De la poussière d'étoile, dit Clarice, dont le visage resplendissait.

 

                                    A la lueur de ces minuscules braises incandescentes, les petites filles découvrirent une vaste pièce. Un dôme aux voûtes sculptées et aux murs aussi lisses que du verre. La pièce semblait avoir été taillée dans la masse. Aucune liaison, aucun raccord apparent, seul l'uniformité des lieux sautait aux yeux.

_ Il faut se dépêcher, dit Clarice, "les Bois" savent que nous sommes là!

_ Et nous devons les trouver avant qu'ils ne nous trouvent, continua Gaëlle.

Les trois fées pressèrent le pas, passant d'une salle à une autre, voguant à travers les labyrinthes créés par "les Bois", observant les magnifiques fresques murales qui caricaturaient le combat que menèrent  d'étranges êtres face aux forces du mal, ou quelque chose dans le genre.

Dessins engendrés par une imagination fertile, représentation d'un esprit puissant, d'une force supérieure que les filles avaient du mal à cerner.

_ "N'est pas mort ce qui à jamais dort. Et au long des siècles peut mourir même la mort" [1], dit Clarice.

_ Qu'est-ce que tu dis, demanda Jessica.

Pour unique réponse la petite fille tendit son index droit devant elle. Jessica suivit cette indication et porta son regard sur ce que désignait son amie. Avec stupeur elle découvrit une immense arcade sculptée dans la pierre. A ses côtés deux  statues de marbre, démesurément grandes, semblaient garder l'entrée. Tout en haut, légèrement éclairées par les étincelles d'étoiles, des branches mortes enchaînées à de vieilles racines d'arbres, donnaient naissance à l'étrange phrase que Clarice venait de lire.

_ Qu'est-ce que ça veut dire, demanda Gaëlle.

_ Je n'en ai aucune idée, répondirent en chœur ses deux amies.

 

                                    Clarice fut la première à avancer, les deux colosses ne l'impressionnaient pas le moins du monde. Mais Jessica ne pouvait se résoudre à faire un pas. Ces deux êtres de pierre ne lui inspiraient nullement confiance. Leur visage blême et sans vie, leur stature rigide laissait à penser qu'il devait s'agir  de divinités occultes. Probablement celles là même que l'on pouvait observer sur les fresques murales.

Elles étaient vêtues d'un étrange voile qui ne couvrait que le haut de leur torse, laissant paraître un ventre sans nombril. Peut-être même ne s'agissait-il là que d'une seule bande de tissu, qui s'emmêlait autour des bras et des épaules de ces statues, finissant sa course au niveau des cuisses.

Leurs jambes, quant à elles, étaient recouvertes de racines d'arbres, qui s'entortillaient  jusqu'à leur taille, donnant l'impression que ces deux monstres venaient d'émerger de la terre.

_ Jessica, dépêches-toi, l’implora Clarice, nous n’avons pas beaucoup de temps.

 

_ Où sommes-nous?

_ Nous sommes arrivées au but!

_ C'est l'antre des "Bois"?

_ C'est le sanctuaire!

Jessica regarda autour d'elle. Mais elle ne trouva rien d'impressionnant dans cette pièce. La fresque murale qui s'étalait sur la totalité des lieux ressemblait énormément à ce qu'elles avaient vu auparavant.

_ Qui est-ce que ça représente, demanda Jessica.

_ Ce sont "les Bois", répondirent ses deux amies.

La jeune fille fut troublée par cette réponse. Elle n'avait pas du tout imaginé "les Bois" ainsi.

Elle regarda attentivement la peinture, dévisageant cette œuvre qui n'était rien d'autre que la représentation d'une splendide femme. La taille fine, elle portait une robe infiniment longue qui lui attribuait une silhouette surréaliste, presque inhumaine. Ses mains, tendues vers l'avant tenaient au centre de leurs paumes une boule de feu. Quand à ses cheveux, ils s'étalaient sur tout le reste du sanctuaire, voguant sur le plafond et les murs.

_ C'est ridicule, pensa-t-elle lorsque cette idée lugubre lui traversa l’esprit, il est impossible que...

Et pourtant, l'impossible arriva. Le portrait s'anima, reprenant doucement la vie qu'il semblait avoir abandonné durant quelques temps.

La peur s’installa dans le cœur de chacune des fées et la terreur  naquit dans leurs yeux, lorsque des murs s'extirpèrent ces gigantesques tentacules capillaires.

La barrière de feu que créa Clarice ne parvint pas à stopper l'évolution des cheveux maudits.

Ils se glissèrent le long de leurs chevilles, de leurs poignets, et même de leur cou. Ils se firent plus nombreux, leur rapidité augmentant avec leur nombre.

La peur se fit plus présente, se distillant en elles, leur faisant perdre espoir, les étouffant sous le poids de la frayeur.

Jessica sentit le froid de la terreur s'emparer de son être, si bien qu'il lui fut impossible de bouger le moindre de ses orteils.

_ J'invoque le pouvoir des constellations, cria Gaëlle.

Ce fut probablement cet envoûtement qui les sauva, Jessica en était persuadée. Car telles des étoiles identiques les unes aux autres, mais également infiniment nombreuses, l'image de chacune des fées se multiplia, encombrant l'espace de la pièce de plusieurs dizaines de clones.

Devant un tel phénomène, les tentacules ne surent où donner de la tête, et dans leur affolement, se dispersèrent et perdirent de leur efficacité.

Mais un des tentacules parvint à trouver la vraie Jessica. Créant chez cette dernière une peur fondamentale.

Toute son âme se refroidit, la terreur la frigorifia et celle-ci fut telle qu'elle en contamina la totalité de l’espace.

_ Nhemyneskyst…..

 

                                   _ Nhyechesymisetiste.

Sa cage thoracique s'éleva doucement, pour s'abaisser à la même allure.

_ Neysimekirmste.

Jessica demeurait là. Couchée. Au milieu de nulle part.

_ Nemystestemist.

Ces mots semblaient vouloir la ramener à la vie. Mais son esprit, recroquevillé dans la douceur de l'inconscience, refusait toute activité.

_ Nemeneymistismis.

Enfin, son corps parut vouloir se révolter.

Une mutinerie interne pour la sauvegarde de sa personne.

L'instinct de survie fit des siennes.

_ Nemestismystic, lui chuchotait-on à l'oreille.

Organe apparemment insensible au moindre son.

Son corps vide resta inerte.

_ Nemenesisk.

Un doigt donna l'impression de trembler.

Bref réflexe.

Probablement la réaction musculaire d'un être mort.

Ses paupières suivirent bientôt le mouvement, traversées de soubresauts intempestifs, elles cherchaient à enseigner quelque chose.

Peut-être était-ce là une sorte de morse?

_ Nemessistick.

Mais il n'en était rien.

Lentement, la petite fille retrouva ses esprits.

_ Tu es réveillée, s'entendit-elle penser.

Mais ce n'était pas sa voix! Son esprit lui avait répondu d'une sonorité inconnue.

_ Qui me parle? demanda Jessica.

De l'obscurité naquirent douze faisceaux lumineux. Chacun éclairant un masque monumental, qui se différenciait de ses voisins, tant par ses formes, que par les sentiments qu'il exprimait.

_ Qui êtes-vous?

Les douze entités, qui venaient de prendre place autour d'elle, s'accordèrent quelques minutes de réflexion, puis d'une seule voix, savant mélange de tonalités et vocalises télépathiques, répondirent:

_ Nous sommes ceux que tu cherches depuis le début.

_ Vous êtes "les Bois"?

_ Pas exactement! Nous sommes plutôt les créateurs.

_ Vous êtes à l'origine de la naissance des "Bois", mais vous êtes fous!

_ Nous n'avions pas conscience des conséquences. Mais saches que depuis leur apparition, nous payons le prix de leur création chaque jour que dieu fait.

_ Donc, si vous êtes la cause de tout cela, vous devez savoir ce qu'ils sont?

_ Oui, nous le savons.

_ Alors dites moi! Dites moi comment combattre ce terrible fantôme.

_ Nous ne pouvons répondre à cela! Chaque chose à une raison d'exister et elle doit suivre son existence. Nous n'avons pas le pouvoir d'interférer dans la vie des "Bois".

_ N'y a-t-il pas un moyen de contourner la règle?

_ Si, il y en à un, il faut comprendre ce que sont "les Bois"

_ Et que sont-ils?

_ NEMESIS, voilà ce qu'ils sont.

 

                                   Dans un terrible sursaut Jessica se réveilla.

Elle était dans sa chambre, couchée dans son lit. Son esprit venait de se refermer sur lui même.

Tout cela n'était qu'un rêve!


[1] Extrait de la nouvelle « La cité sans nom »Howard Phillips Lovecraft. Les mythes du Cthulhu. Paris : Robert Laffont, 2000.

 

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