
maussadouille
.... un jour, .... ce sera demain ! ?
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Aux commandes de ma vie,
La liberté, de s'ennuyer ....
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il y a 3 an(s)
Bin si !
Je suis allé au concert au stade de France ....
Héhé....
Reclasser dans les gradins ... Juste en face de la scène ....
C'était WAHOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUU
Bravo Mylène !
il y a 3 an(s)
Me voici bien embêté !
Je me suis cassé les 2 talons cet été .... Du coup, j'ai plusieurs mois de rééducation !
Et apparamment, je ne pourrais pas allé voir Mylène en Concert !
Cela me déprime terriblement !
il y a 4 an(s)
C'est grâce à mylene.net, que je suis inscrits ici...
VOILOU C'EST TOUT POUR LE MOMENT
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... Mais que lui as-tu fais ? Comment cela est-il possible ? Vois dans quel état tu me le mets. Il trimballe lamentablement sa grise mine et ces larges yeux cernés. Il rumine des heures. Statique. Perdu dans ses pensées. Il a perdu son sommeil. O Dieu ! Qu'il est sot de se mettre dans des états pareils. Depuis votre rupture, un grand vide s'est installé. Un vide ou je déborde.
Mais je manque à toutes les politesses. Je me présente. On me donne différents noms ; Choisi celui qui te conviens le mieux. Je suis l'âme, plus précisement la sienne. Son essence, sa folie et sa raison, je suis derrière chacun de ses regards. D'ordinaire tapi dans l'ombre d'un corps, trop étroit pour moi, et caché derrière les masques de ses sourires et de ses larmes aussi, parfois. Je suis son Moi. Si je me permets d'intervenir, c'est pour rétablir certaines petites choses. Ces petites choses que ses silences assassinent, que les non-dits étouffent. Profitant de son sommeil, de son aphasie mentale, je me substituerai à sa pudeur. Ne le dites à personne !
Ce nigot n'est vraiment pas doué avec lui-même. Je ne sais vraiment pas ce que t'agites chez lui, mais ça le perturbe le garçon. Il en pince pour toi ! c'est évident, je peux le concevoir. Mais de là, à écrire des lettres et des lettres. Il commence une lettre qu'il ne finit pas, tout reste inachevé. Faisant la moue en la relisant, celle-ci vient grossir une pile de début de lettre. Est-ce l'insomnie ou la mélancolie qui le rends si prolixe ? Une centaine de lettres sont déjà adressées à ton intention. Mais aucune ne trouve grâce à ses yeux. Il cherche, il creuse, il se sonde ... se trouve, et déjà se re-perds..., depuis bientôt 3 ans déjà.
Laisse-moi te parler de lui si tu veux bien. Cet imbécile noie le poisson dès qu'il ouvre la bouche. Je le connais bien. Certes, il vit aux Pays des Bisounours, il n'a pas vraiment le goût du malheur, tu sais. Il tente péniblement de profiter de chacun des bonheurs de la vie. Ses malheurs, eux, comme s'ils l'attendaient depuis toujours, s'impose à lui.
Hormis la crainte toute fondée du sentiment non-partagée et du rejet, il a peur d'ajouter à sa peine. Vaux mieux être un ami, garder ses distances, mentir et se mentir, effacer ses regards, pense-t-il. Nous atteingnons des sommets lorsque celui-ci sort ses citations à deux balles. Prendre les mots des autres pour éviter de trahir sa propre émotion. Alors il ferme, verrouille chaque parcelle de sensibilité. Ne pas s'autoriser à parler librement, de peur d'être jugé, mal compris. Enfermé et terrifié à l'idée que tu puisses lui échapper comme l'eau glisse entre les doigts. Insoutenable autocensure. Un cri étouffé est un poison qui ronge de l'intérieur.
Si tu entendais le hurlement inaudible qu'il a poussé trop de fois. Même vous, cela vous effrayerai. Je me souviens un jour, face à toi, l'épouvante silencieuse lorsqu'il s'est entendu te conseiller " Si tu aimes cette personne, et qu'il t'aime, rejoints-le, et aimez vous !". Quel gourgandin celui-là, c'est bien la preuve qu'il ne manque pas d'humour ce garçon. Prêt à laisser s'en aller le garçon qu'il convoite, pour éviter de le faire souffrir. Les souffrances ; Ce sont des bonheurs que nous laissons se faner. La vérité c'est qu'il crève de désir pour toi.
Il souffre de trop de silence. Son être en déborde. Je ne suis que la traduction de ses débordements. Je suis flatté d'être un débordement, mais je préfère la quiétude et l'équilibre de son état d'antan, bien au chaud du corps. A l'époque, je me souviens. Je vivais en harmonie, avec les chagrins modérés de la vie, la joie de vivre, l'air du temps. Epoque tristement révolu. Je vous rassure cependant, Nicolas n'est pas mysanthrope. Il aime les gens, cependant personne n'agites en lui les choses secrètes dont je me nourris.
En effet, je viens vous parler. Je suis la victime responsable de son état de débordement. Très exigent sur l'âme susceptible de m'accompagner. Il est donc, exclu que n'importe qui partage sa vie à lui. Car finalement, c'est partager la mienne. Nicolas ne refera sa vie à l'unique condition que je puisse me nourrir d'une autre âme convenable. En attendant, je le gaverai de nostalgie qui est ma nourriture de substitution.
Furieusement miséreux, regardez-le ! Il vous sourit. Nicolas ment. Il vous ment. Il se ment aussi beaucoup. C'est à vomir. Déformation professionnel, derrière sa reception, il sourit encore, même aux plus ingrats, aux plus impolis. Ce n'est pas sa nature. Vu de l'intérieur, les pires insanités naissent en fausse couche. Suffirai-t-il qu'il me mette un coup de pied au cul. Mais je suis Nicolas, tout autant que lui-même, puisque je suis son Moi. Alors, vous pensez bien qu'il n'est pas maso au point de se frapper lui-même. Et pourtant, une part de la solution résiderai dans cette contradiction masochiste. Se faire violence pour ce faire du bien. Mais Nicolas se contente de la nourriture que je lui impose... La nostalgie qu'il goute pourtant à toute les sauces, le rend obèse d'un vide exponentiel.
Voyez ! Si Nicolas jetai une bouteille à la mer, celle-ci serai vide ! La où, le commun des mortels y verrai un simple détritu souillant nos cotes bretonnes. Lui, y voit le plus poëtique des messages de détresse, la plus vive représentation de son vide intérieur. Avec toi, comme le mythe de Platon, il lui semblai que tu le comprenai comme il se comprends lui-meme. Mais tu n'es plus là. Alors pour ma part, la seule chance plausible que sa bouteille atteingne ton âme ou bien celle d'un autre prétendant ; La bouteille devrai directement être jeté à la figure d'un pauvre type. Heureusement, la planète ne manque pas de pauvre type. Faut-il encore tomber sur un pauvre type qui nous convienne à tout les deux et à qui l'on puisse convenir ... Vous suivez toujours ?
Brutalement, le téléphone portable cria son attroce sonnerie. Je me réveillai sur le divan de l'appartement, l'écran affichait l'heure du réveil. Encore endormi, je me relevai face à la table basse. Une larme glissa sur ma joue et tomba sur le revers de ta photo. Désormais la date et ton prénom était illisible. Sur la photo, tu me souri.
La fin de la sieste ayant sonné, je rassemblai mes affaires pour partir travailler. Machinalement, j'inspectai mon regard dans le miroir de l'entrée. Du bout des doigts, j'effaçai une nouvelle larme que je n'avais pas invité. L'envie de pleurer peut se restreindre facilement. Je pris le manteau et l'écharpe pour affronter l'extérieur. En repassant devant le miroir, je me souris à moi-même. Une autre larme glissa. La porte se referma derrière moi, en un tour de clé, celle-ci fut verrouillée.
Presque un an, déjà !
Une année écoulée, nos yeux délavées
Un cercle vicieux, cette histoire inachevée
Le temps passe,
Big bang d'idées, écrasées,
Dans ma tête, un jardin souillé,
Chaque minutes sans toi,
Et comme une feuille abîmées.... Rouge, jaune, désséchée,
Doucement virevolter, pour délicatement
M'écraser a tes pieds, encore
Sur le sol trempé.... De mes larmes versées
Si demain, à ce jeu de cons,
Damnés à vivre l'Eden,
Seul, sans plus jamais fondre,
Ni d'Eve, Ni d'Adam.
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