
vagabond
"Avant d'être sur cette terre,
Je sens que jadis j'ai plané ;
J'étais l'archange solitaire,
Et mon malheur, c'est d'être né."
V.HUGO
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--classification--
il y a 3 an(s)
"La joie est plus rare, plus difficile et plus belle que la tristesse"
A.GIDE
il y a 3 an(s)
Dans la cellule du poète
Quand le geôlier vient près de lui
Quand plus personne ne s'inquiète
L'homme que l'on croyait endormi
Frappe avec sa tête
Extrait d'une chanson de Daniel Balavoine (enfin il me semble presque certainement!!!!).
il y a 3 an(s)
C'est croire que l'on peut
D'un geste de la main
Décidé et gracieux
S'ouvrir le chemin
il y a 3 an(s)
"Elle avait du reste un tel besoin de destruction que lorsqu'elle eut à peu près renoncé au monde, les plaisirs qu'elle rechercha alors subirent l'un après l'autre son terrible pouvoir dissolvant"
PROUST
il y a 3 an(s)
Vu aujourd'hui This Is It.
Très bon moment.
Des bravos et une larme.
Dommage!
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--classification--
"Finalement, c'est peut-être ça l'amitié. Ne presque rien se dire, surtout pas l'essentiel. Celui qui ne voit pas le geste insignifiant, qui ne lit pas le regard de l'autre, qui n'écoute pas son silence, celui-là alors ne comprendra jamais, quelque soient les mots employés et les larmes versées pour expliquer. Moi, me taire, ça me repose, ça ne me fait pas me sentir incomprise. C'est dèjà ça. Tout ce qui arrive alors, les regards, les sourires, les reconnaissances muettes, tout est cadeau."
Le ciel est rouge ce soir, il se consume. C'est un ciel de fin du monde, le dernier soir. Et cette racine au milieu du sentier, Marc l'avait vue pourtant, il s'était même demandé ce qu'elle faisait là, auquel de ces arbres elle pouvait bien appartenir. Mais il ne peut l'éviter, son corps ne répond plus, il ne fait déjà plus partie du monde physique. Marc est un esprit qui se prend le pied dans une racine et tombe, tout d'un coup, sans douleur, sans regret. Il ne sent pas la terre contre lui, il ne lui en veut pas, il sait simplement qu'il est tombé, qu'il ne verra plus le ciel. Après tout c'est aussi bien, il serait tombé de toute façon, quelques pas plus loin, inutiles. Marc se sent aspiré doucement ; C'est une proposition, une invitation. Alors il essaie de résister, comme ça, pour voir, comme lorsqu'il était enfant et qu'il luttait contre le sommeil pour avoir une chance d'entrevoir le Père Noël. Mais il finissait toujours par s'endormir, disparaissant au creux d'une demi seconde d'inattention. Marc s'endormira.
As-tu vu passer l'enfant?
Il était beau et clair comme un jour de printemps
Et jetait à tous vents son rire insolent.
Il aimait sans partage, et le ciel et la terre,
Le soleil et la pluie, et il priait sa mère.
De ses quelques années il était fier et grand
Et sur le trottoir nu il marchait droit devant.
As-tu vu passer l'enfant?
Ce n'était que gravats, horizons enfumés
Au loin déflagrations, pétarades à côté.
Ses parents se cachaient tout au fond d'une cave
Mais lui au grand soleil oubliait leurs airs graves.
C'est qu'en si peu d'années le temps avait manqué
Pour apprendre la haine, la mort et le passé.
As-tu vu passer l'enfant?
Il courait insouciant au milieu des décombres
Ignorant que soudain l'avenir était sombre.
Et ce qui l'a tué n'était pour lui qu'un jeu
Il était un héros, excusez-le du peu.
Quand son rire en écho a explosé si fort
Et s'est éparpillé, se moquant bien du sort.
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